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11 octobre 2001

Service de nouvelles de l'APF

Des Américains en amour avec le groupe acadien Barachois

Yves Chartrand (collaboration spéciale) 

Habitués aux jupes écossaises et au vert irlandais, plusieurs centaines d'amateurs du Cincinnati Celtic Music & Cultural Festival ont véritablement craqué pour Barachois, le groupe acadien de musique traditionnelle originaire de l'Ile du Prince-Édouard.
Les spectateurs ont réservé des ovations debout à répétition, le 30 septembre dernier, alors que le groupe présentait le spectacle de clôture de la 10e édition.

Quelle merveilleuse façon de terminer le festival, a lancé un organisateur à la foule en délire. Cette quatrième prestation en deux jours est devenue un autre succès retentissant en sol américain pour le groupe composé de Louise Arsenault, d’Hélène Arsenault-Bergeron, d’Albert Arsenault et de «Chuck» Arsenault. Après le spectacle, les nouveaux adeptes ont fait la file pour se procurer les deux premiers disques du groupe, Barachois (1996) et Encore! (1999).
Plus tôt cet été, le quatuor avait notamment joué au Michigan et au Wisconsin. Après un arrêt en octobre, la tournée américaine doit reprendre en novembre avec une dizaine de spectacles, du 3 au 17, dans les états du Maine, du Massachussetts, du Vermont, de New York et de Pennsylvanie, à Washington (DC) et même en Virginie de l'Ouest.

Selon le gérant de la formation, Grady Poe, le spectacle de Cincinnati était surtout composé de pièces qu*on retrouve sur le deuxième disque.
Mais Barachois, un groupe qui saupoudre allègrement d'humour facétieux son interprétation chantée et dansée de la musique traditionnelle, avait réservé quelques surprises au public rassemblé à Coney Island.

Albert Arsenault a ainsi prétendu à la foule que des individus de passage à l'île leur avaient volé des tounes pour en faire des succès. Selon une interprétation traditionnelle, «Chuck» Arsenault s*est alors lancé dans des imitations déhanchantes de Mick Jagger et son Satisfaction, de Glen Campbell et son «Cowboy Rhinestone» et des Bee Gees avec Staying Alive.
À l’issue du numéro, Albert a blagué que Louise, qui joue du violon et tape du pied en même temps durant la majeure partie du spectacle, était payée au millage!

C'est toutefois avec la «coopérative de la batterie» que l’auditoire installé au Réalta Stage a littéralement croulé de rire.
Après avoir expliqué que sa région de l'Ile du Prince-Édouard était la capitale des coopératives, avec 3 000 pour 350 familles, Albert Arsenault et ses trois acolytes ont invité deux hommes et deux femmes à monter sur scène pour former une batterie. Par exemple, un a mis sur sa tête un casque de construction surmonté d’une cymbale, tandis qu'une autre avait une chaudière!

Installé derrière eux, Albert était évidemment le batteur durant la pièce traditionnelle. Une femme avait tellement le fou-rire qu’elle en a perdu son petit seau. Il a alors fait semblant de le visser sur sa tête. «J’ai besoin d’un peu de duck tape», a-t-il dit à la foule survoltée. 
Un bon exemple qui démontre que lorsque vous venez à notre spectacle, a dit la claviériste Hélène Arsenault-Bergeron, vous ne savez jamais comment ça va vous frapper!

Et dire que dès le début, l’expression insulaire d'Albert (Comment ça flippe?) avait été accueillie par un grand silence. «La soirée va être longue, a-t-il dit en anglais. Vous devez répondre que ça flippe pretty good!»

Pour en savoir plus sur les prochaines activités de Barachois, un site Web existe à l’adresse www.barachois.com .

Editeur : Association de la presse francophone


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