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Le 19 juin 2006
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Jean-Guy Rioux, président de la FCFA, remet le Prix Boréal 2006 à Marc Arnal, doyen de la Faculté Saint-Jean en Alberta.
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Service de nouvelles de l'APF
Assemblée générale de la FCFA :
« S-3 », le nouvel espoir des francophones
APF
Au cours de la 31e assemblée générale annuelle de la FCFA, qui avait lieu le 17 juin à Ottawa, les retombées de l’adoption du projet de loi S-3 ont retenu l’attention.
La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) a profité de son assemblée annuelle pour inviter ses membres et l’ensemble des communautés francophones et acadiennes à réfléchir aux impacts des modifications apportées à la Loi sur les langues officielles l’automne dernier.
En novembre 2005, l’adoption du projet de loi S-3 venait renforcer la partie VII de la Loi sur les langues officielles en obligeant les institutions fédérales à adopter des mesures positives pour favoriser l’épanouissement des communautés minoritaires de langue officielle.
Invitée par la FCFA à parler de ces « mesures positives », Dyane Adam, commissaire aux langues officielles, a souligné qu’il y avait désormais « obligation d’agir ». Le gouvernement doit se montrer proactif et développer un « réflexe partie VII » dans toutes ses sphères d’activités, notamment en matière de promotion des langues officielles dans la société canadienne. Mme Adam a cependant rappelé que « ce sont d’abord et avant tout les communautés qui sont responsables de leur propre développement et que le désir d’épanouissement ne peut provenir que d’elles-mêmes. » Elle a aussi insisté sur l’importance de la recherche pour l’évaluation de la vitalité des communautés et des progrès en matière d’épanouissement.
Le mandat de la commissaire se termine à la fin du mois prochain. Et, selon la Loi sur les langues officielles, son successeur doit recevoir l’aval des Communes et du Sénat. L’inquiétude, parmi les francophones, est que la Chambre des communes entamera ses vacances estivales le 23 juin. « Il faudrait que le gouvernement arrête de chercher, et qu’il trouve! » , a lancé Jean-Guy Rioux, président de la FCFA.
Pour sa part, Michel Doucet, doyen de la faculté de droit de l’Université de Moncton, a présenté une analyse juridique de la nouvelle partie VII de la Loi sur les langues officielles, et surtout de l’article 77, qui permet désormais clairement le recours devant le tribunal en cas de manquement à une obligation de la partie VII. M. Doucet a invité les juristes à poursuivre la réflexion sur la portée de la partie VII, entre autres sur la question de « respect des champs de compétence et des pouvoirs des provinces », qui pourrait limiter les obligations du fédéral.
Enfin, la directrice générale de la FCFA, Marielle Beaulieu, a souligné que « les communautés francophones auront un grand rôle à jouer dans la définition et l’application de ces mesures positives. » Elle a rappelé la nécessité pour les communautés d’adopter une position et un plan d’action cohérents leur permettant de saisir l’occasion et de guider le gouvernement dans l’identification et la mise en œuvre de ces nouvelles mesures.
Nouveau mode de gouvernance
Autre fait saillant de son AGA, la FCFA a adopté de nouveaux statuts et règlements afin de moderniser son mode de gouvernance et d’améliorer la qualité du dialogue avec ses membres. Par ailleurs, Lise Routhier-Boudreau (Alliance des femmes de la francophonie canadienne), Stéphane Audet (Assemblée de la francophonie de l’Ontario), Ghyslaine Pilon (Commission nationale des parents francophones) et Fernand Denault (Fédération franco-ténoise) ont été élus au conseil d’administration de la FCFA.
La FCFA a aussi accueilli la Fédération canadienne pour l’alphabétisation en français à titre de nouveau membre. Enfin, une proposition visant l’amélioration des relations entre Patrimoine canadien et les communautés a été adoptée.
Les francophones manquent de visibilité, estime Graham Fraser
Les participants à l’AGA ont eu droit à une conférence de Graham Fraser, journaliste et chroniqueur au Toronto Star, qui a donné les grandes lignes de son livre Sorry I don’t speak French! M. Fraser a déploré le manque d’échanges entre les groupes de langue officielle et surtout l’« invisibilité » des minorités linguistiques, alors qu’elles constituent « les ponts, les liens, les traducteurs entre deux majorités unilingues ». Parmi les pistes que M. Fraser a lancées afin que les francophones minoritaires jouent un plus grand rôle dans la société canadienne, figuraient : une meilleure visibilité, l’excellence de l’éducation, les jumelages municipaux, les échanges en éducation et le contact avec les communautés culturelles. Monsieur Fraser s’est montré optimiste quant à la position du gouvernement Harper et de la ministre Verner dans le dossier des langues officielles.
Marc Arnal reçoit le Prix Boréal 2006
La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) a remis, le 16 juin, à l’hôtel de ville d’Ottawa, le Prix Boréal 2006 à Marc Arnal, doyen de la Faculté Saint-Jean de l’Université de l’Alberta. Président de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures, M. Arnal est aussi coprésident du Comité directeur Citoyenneté et Immigration - communautés francophones en situation minoritaire et secrétaire du Consortium national de formation en santé. « Les candidatures au Prix Boréal étaient nombreuses et excellentes, souligne Marielle Beaulieu, directrice générale de la FCFA, mais l’implication et la générosité de monsieur Arnal méritaient grandement d’être reconnues. Son ouverture aux nouvelles communautés, sa capacité de dialogue et son sens civique très inclusif ont un large impact sur l’avenir de nos communautés francophones et font de lui un important visionnaire, ajoute-t-elle. » À la suite de la remise du prix, les 60 invités ont pu profiter d’un spectacle en plein air dans le cadre du Festival franco-ontarien.
(En haute résolution, Jean-Guy Rioux, président de la FCFA, remet le Prix Boréal 2006 à Marc Arnal, doyen de la Faculté Saint-Jean en Alberta.)
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Editeur : Association de la presse francophone
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