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Le 13 juillet 2006
Service de nouvelles de l'APF
30ième Assemblée générale annuelle de l’APF
Virage jeunesse
Claudia Larouche
Saint-Jean
L’Association de la presse francophone (APF) est actuellement en train d’élaborer une stratégie jeunesse pour 2007 avec l’aide de ses journaux membres, afin d’intégrer davantage les jeunes dans ce domaine et d’assurer une relève. C’est pour cette raison qu’un panel intitulé « La presse écrite francophone et la jeunesse, une vision d’avenir » a été tenu en marge de la l’AGA de l’APF.
Cinq panélistes ont présenté leurs points de vue sur le rôle que l’APF doit jouer et ont partagé leurs expériences respectives auprès des jeunes. Ils sont :
-Marianne Laroche du Carrefour International de la Presse universitaire francophone (CIPUF)
-André Wilson de La Rumeur, un journal distribué dans les écoles secondaires francophones de l’Atlantique;
-Louis-Philippe Barbeau de la firme CROP;
-Caroline Paris, Chef du réseau et promotion en ondes de la télévision éducative et culturelle de l’Ontario français (TFO);
-et Sylviane Lanthier, éditrice du journal La Liberté publié au Manitoba.
Les cinq panélistes ont tenu à dire que les jeunes francophones font des choses intéressantes du côté des médias et veulent s’impliquer dans le milieu de la presse écrite francophone. « Pour la plupart, ce sont des professionnels en devenir », a mentionné Mme Laroche qui tient à ce que CIPUF développe des opportunités professionnelles pour des jeunes journalistes à travers le monde.
Selon le représentant de La Rumeur, produire un journal pour et par les jeunes n’est pas toujours une chose facile. « Il est difficile de motiver les jeunes parce qu’ils n’ont pas d’expérience. Leurs textes expriment surtout des opinions. Il serait bien si les professionnels de l’APF pouvaient partager leur expérience avec ces jeunes et ainsi, ils pourraient faire des contributions avec l’APF », explique M. Wilson.
Quant à M. Barbeau de CROP, il s’est concentré à définir la jeunesse d’aujourd’hui. « Les jeunes vieillissent plus tôt. Il n’y a pas juste une catégorie de jeunes, il y en a plusieurs », a-t-il noté. M. Barbeau croit qu’il faut savoir de façon précise quel genre de jeunes on souhaite cibler et qu’il faut tenir en compte. Par ailleurs, les jeunes sont grandement influencés par la société de consommation et l’Internet. « Il faut personnaliser l’offre », a-t-il ajouté.
La télévision en français doit constamment créer des initiatives pour intéresser les jeunes. Pour ce faire, TFO a réalisé beaucoup de projets en lien avec Internet. « La consommation est bien importante, car elle touche un public cible. On met tout ce qu’on peut trouver sur Internet », a affirmé Mme Paris. TFO a des projets pour intéresser davantage cette clientèle à écouter la télévision en français et augmenter sa fierté d’être francophone.
Mme Lanthier a expliqué comment le journal La Liberté a développé un cours et des ateliers de journalisme qui ont remporté un grand succès depuis un an. Notamment, des jeunes ont pu couvrir les Jeux de la francophonie canadienne qui se sont tenus à Winnipeg en juillet 2005. « Cela a formé des jeunes pendant les Jeux », a souligné Mme Lanthier. Cette dernière a tenu à dire que lors des ateliers «Action médias», les jeunes sont plongés dans le réel en couvrant des vrais événements. « Le cours et les ateliers permettent de renforcir le sentiment communautaire, de trouver sa vocation. L’impact communautaire est positif pour tout le monde. Les résultats sont très bons et un deuxième cours est en préparation pour l’Ouest et le Nord du Canada », a terminé Mme Lanthier.
Editeur : Association de la presse francophone
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