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Le 13 juillet 2006
Service de nouvelles de l'APF
Autonomie de TFO
Bénéfique pour les Franco-Ontariens, malgré certaines incertitudes
William Levasseur
Sudbury
En se séparant de TVO, le réseau de télévision publique TFO sera en mesure de mieux desservir la communauté francophone. À l’image toutefois d’autres institutions francophones, comme les conseils scolaires, la question du financement équitable est source d’inquiétude.
Sans vouloir être alarmiste, la directrice en chef de TFO, Claudette Paquin, reconnaît qu’il y aura beaucoup de travail à faire pour donner naissance au nouveau TFO. Elle admet qu’il existe des «zones grises» au sujet du financement. Entre autres, TFO profitait de plusieurs ressources communes au sein de TVO, comme les ressources humaines, le marketing, les services légaux, etc. «Quoique TVO a toujours très bien identifié quel était l’ensemble des avoirs des francophones dans TVO, alors ça devrait faciliter la chose», dit-elle.
Mme Paquin remarque toutefois que «ça coûte aussi cher de faire de la télévision en français qu’en anglais.» Elle ajoute que «traditionnellement, TFO a toujours eu le tiers du budget de TVO.»
Malgré tout, cette nouvelle structure est un signe de maturité pour TFO, selon Mme Paquin. Elle ne veut pas que le réseau perdent certains acquis, comme la production d’émissions dramatiques. «Notre objectif est d’augmenter les budgets de programmation», affirme-t-elle. «Nous avons ouvert des portes depuis quelques années que nous ne voulons pas les refermer, comme en dramatique, avec FranCoeur.»
Selon la ministre de l’Éducation, Sandra Pupatello, il est encore trop tôt pour parler du financement du nouveau TFO. En effet, le Conseil d’administration du réseau doit d’abord élaborer un plan et faire ses recommandations au ministère à la fin de l’automne avant d’aller plus loin. Cependant, il n’y a aucun doute selon elle que l’autonomie de TFO sera bénéfique pour les Franco-Ontariens.
«La communauté française fera probablement une utilisation de TFO qui ira au delà de l’éducation», note Mme Pupatello. «Je pense que cela signifie que le mandat de TFO pourrait en effet être plus large [pour les Franco-Ontariens] que celui de TVO pour l’Ontario anglais. TFO a toujours joué un rôle qui est plus grand que seulement l’éducation», dit-elle.
Un gain pour les écoles
Le gouvernement provincial a aussi indiqué son intention de redéfinir le contenu éducatif du réseau. Une nouvelle qui est accueilli avec enthousiasme de la part du président de l’Association des enseignants et des enseignantes franco-ontariens (AEFO), Paul Taillefer. «Il va y avoir un alignement très près du nouveau curriculum de l’Ontario», explique-t-il. «Je crois qu’en plus de la programmation, nous allons avoir du matériel qui peut-être très utile aux enseignants et aux enseignantes.»
M. Taillefer explique que les enseignants présentent parfois en classe des émissions éducatives produites par TFO ou se servent du matériel pour enrichir le cours. «Il y a différentes façons d’utiliser le matériel pour appuyer la pédagogie, et je crois que nous allons voir de grands changements», prévoit-il.
Editeur : Association de la presse francophone
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