Service de nouvelle de l'APF

Des infos à votre portée sur le VIH/sida - Cliquez ici !

Imprimez cette pageInvitez votre ami(e) à visiter cette pagePlan du site



Accueil 


<< Retour | Archives

Bienvenue sur le site de nouvelles nationales!

Le 21 juillet 2006

Service de nouvelles de l'APF

TFO- La Guilde des médias a quelques inquiétudes

William Levasseur

L’annonce de la séparation de TVO et TFO est accueilli avec méfiance de la part de la Guilde des médias. Selon elle, les deux chaînes publiques de l’Ontario ont trop peu de ressources pour se permettre de travailler chacune de son côté.

Sans pour autant s’opposer à une TFO plus autonome, la Guide des médias, le syndicat qui représente les journalistes, animateurs et réalisateurs du réseau, croit qu’il y a contradiction avec la recherche de synergies que TVO cherche à réaliser. «Nous partageons actuellement toutes nos ressources techniques, comme l’équipement de tournage, de montage, l’entretien d’équipement et de véhicules et il y a une crainte de dédoubler des coûts», affirme le vice-président de la Guilde pour TFO, Yves-Étienne Massicotte.

Celui-ci constate qu’il n’y a pas eu d’augmentation significative des subventions de la télévision publique en Ontario depuis les dernières années, alors que les coûts de productions, eux, ne cessent d’augmenter. «Évidemment, nous sommes content d’apprendre qu’il y aura un investissement considérable pour l’achat de nouveaux équipements, mais les coûts de production ne cessent d’augmenter quand même», déplore-t-il. «C’est un peu comme se faire remettre une belle nouvelle voiture, mais si nous n’avons pas d’essence, ça ne sert pas à grand chose.»

Serait-il alors possible pour TFO et TVO de continuer à partager leurs ressources matérielles et humaines tout en agissant de manière autonome? M. Massicotte n’écarte pas cette possibilité. «Mais comment va-t-on partager les coûts des équipements? Ce sera la grosse question», dit-il.

Malgré cela, M. Massicotte voit une logique derrière ces changements. En effet, comme TVO se concentrera dorénavant sur l’éducation, alors que TFO conserve son double mandat éducatif et culturel, il est difficile pour lui d’imaginer un conseil d’administration qui aurait pu à la fois gérer les deux réseaux et garder le cap.

Pour ce qui est d’avoir recours à la publicité, la directrice en chef de TFO, Claudette Paquin, ne souhaite pas emprunter cette voie. Elle ne croit pas, de toute façon, que l’Ontario offre un marché publicitaire rentable. «Quand nous vendons de la publicité, nous offrons des pairs d’yeux», explique-t-elle. «Comme le plus grand nombre d’yeux qui nous regarde est au Québec, si nous vendions de la publicité, ce serait à des firmes québécoises.» En effet, elle craint que le contenu de TFO serait alors dicté par des intérêts québécois plutôt que par le public franco-ontarien.

Pour ce qui est du ministère de l’Éducation, la ministre Sandra Pupatello attend pour se prononcer de recevoir les recommandations du Conseil d’administration du réseau quant à la procédure pour séparer les deux entités. Le plan en question doit être présenté à la fin de l’automne.

Editeur : Association de la presse francophone


 VIA TVA = À la découverte de gens passionnés Cliquez ici !

 



Site réalisé grâce à l'éditeur Édimage
© Édimage Plus / Droits et aspects légaux / Association de la presse francophone