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Le 31 juillet 2006
Service de nouvelles de l'APF
Jean-Robert Gauthier et Aldéa Landry décorés de l’Ordre du Canada
Jonathan Blouin
La gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, a récemment procédé à 77 nouvelles nominations au sein de l’Ordre du Canada. Parmi celles-ci, Jean-Robert Gauthier, grand défenseur des droits des francophones en milieu minoritaire, et Aldéa Landry, ancienne vice-première ministre du Nouveau-Brunswick, seront honorés.
Admis à titre de membre, pour sa contribution dans les services publics, M. Gauthier a été ému lorsqu’il a appris la nouvelle. «C’est sûr que ça fait plaisir. Lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai aussitôt pensé à ma famille, à mes amis et à la communauté franco-ontarienne», a confié le sénateur à la retraite.
Originaire de la Basse-Ville d’Ottawa, Jean-Robert Gauthier aura passé plus d’une quarantaine d’années en politique. Il a agi, entre autres, pendant 22 ans à titre de député fédéral de la circonscription d’Ottawa-Vanier, aujourd’hui le fief de Mauril Bélanger. Au milieu des années 1990, il a été nommé au Sénat, par Jean Chrétien, siégeant à la Chambre Haute jusqu’au jour de son 75e anniversaire de naissance, en octobre 2004.
«Quand j’ai commencé en politique, il n’y avait même pas d’écoles francophones partout, a-t-il rappelé. Il y avait de l’éducation en français, mais dans des écoles privées. Il fallait être riche.»
Jean-Robert Gauthier est cependant fier des réalisations en faveur des droits des francophones, depuis quelques décennies. Celui qui a mené un tas de dossiers se rappelle encore très bien du rapatriement de la Constitution et de l’instauration d’une Loi sur les langues officielles. «Je pense qu’on a laissé une trace, que nous avons changé un peu la situation. Ça va nous aider dans le futur», a-t-il ajouté.
Néanmoins, M. Gauthier n’est pas tendre à l’endroit des conservateurs et du premier ministre Stephen Harper. Selon lui, le gouvernement actuel ne fait rien dans les dossiers qui traitent de francophonie. «En ce qui concerne le Plan Dion, nous sommes aux deux tiers de la période de cinq ans et très peu de choses ont été faites. Au ministère de la Francophonie et des Langues officielles, tout est mêlé. Il n’y a pas moyen de savoir où l’on s’en va», insiste M. Gauthier.
Aldéa Landry
Ancienne vice-première ministre et présidente du conseil exécutif du Nouveau-Brunswick, Mme Landry a elle aussi épousé plusieurs causes sociales. Elle s’est dite très heureuse de recevoir cette marque de reconnaissance. «Je suis un peu surprise, mais très honorée. C’est une reconnaissance unique», a-t-elle mentionné.
Dorénavant présidente d’une firme d’experts-conseils en développement économique et communautaire, elle continue de chérir plusieurs causes. «Je continue d’agir comme mentor pour les jeunes femmes et les jeunes entrepreneurs. Mais j’ai eu une carrière variée, travaillant dans le domaine public et aussi au privé», reconnaît celle qui a aussi donné plusieurs heures de son temps à la communauté.
Trois causes lui ont particulièrement tenu à cœur au fil de sa carrière: l’avancement des femmes, le développement de la communauté acadienne et le dossier de l’éducation et de l’alphabétisation.
«J’ai toujours résidé en Acadie, sauf au moment de mes études à Ottawa et aux États-Unis. Le développement de ma communauté est très important. Mais au point de vue des réalisations, plusieurs personnes en ont fait plus que moi», souligne Mme Landry humblement.
Parmi ses autres réalisations importantes, elle a aussi présidé le Conseil économique des provinces de l’Atlantique.
Instauré en 1967, l’Ordre du Canada vise à récompenser différents Canadiens pour leurs contributions. C’est d’ailleurs la plus haute distinction honorifique qui existe au pays. Les récipiendaires seront invités à recevoir leur insigne au cours d’une cérémonie qui aura lieu à Rideau Hall, au cours des prochains mois.
Editeur : Association de la presse francophone
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