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Le 14 août 2006
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La cérémonie d’ouverture du 16e Congrès international sur le sida a eu lieu au centre Rogers le 13 août dernier. Des milliers de délégués y ont assisté.
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Service de nouvelles de l'APF
16e Congrès international sur le sida
Toronto 2006 : se donner les solutions pour passer aux actes!
Martin Moisan
Il y a 25 ans, les premiers cas de VIH étaient diagnostiqués. Depuis, ce fléau a fait des millions de victimes. Il y a 10 ans à peine, les premières pistes de traitement étaient décelées avec les antirétroviraux (médication pour les personnes vivant avec le VIH). Plusieurs avancées ont été faites dans le domaine de la recherche. En 2006, avec les ressources médicales, il est possible de ralentir les ravages de la maladie. Ainsi, le 16e Congrès international sur le sida est axé davantage sur les moyens à prendre pour offrir à tous un accès aux traitements et sur l’importance d’enrayer la discrimination.
Lors des cérémonies d’ouverture du 13 août dernier, la Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, a rappelé que « nous avons une responsabilité collective d’agir. Toutes les vies sont précieuses aux quatre coins de la planète. » Selon des statistiques de l’Organisation mondiale de la santé, 40 millions de personnes sont atteintes du virus dans le monde et 95 % d’entre elles vivent dans les pays en développement. La pandémie frappe sans égard aux orientations sexuelles, au sexe ou à la nationalité.
L’absence du Premier ministre Harper à Toronto a été perçue comme un signe de désengagement du Canada face à l’effort mondial. Le coprésident du congrès, Mark Wainberg, a souligné cet aspect pendant son discours au Centre Rogers et a exprimé son désaccord quant à l’absence de M. Harper. Bill Graham, Jack Layton et plusieurs autres personnalités de la politique canadienne étaient présents.
Le ministre fédéral de la Santé, Tony Clement, a été hué lors de son entrée sur scène, ce qui reflète bien le sentiment général face au geste du leader canadien. « La seule présence ici de tous et chacun d’entre nous est un vibrant témoignage de solidarité et la confirmation de notre compassion et de notre engagement commun », a précisé M. Clement. Le Canada a annoncé que son investissement doublerait et passerait à 84,4 millions $ par année d’ici 2008-2009 afin de lutter contre le VIH/Sida.
Accompagné de sa femme Melinda, Bill Gates a insisté sur l’importance de la prévention pour permettre aux traitements d’être efficace dans la lutte contre le virus. Mme Gates a mis l’accent sur la nécessité de mettre sur pied des programmes de prévention et de sensibilisation. « Aujourd’hui, moins d’une personne sur cinq a accès à des moyens de prévention comme les condoms dans les zones à haut risque d’infections au VIH. C’est pourquoi, entre autres, plus de quatre millions de nouveaux cas d’infections sont rapportés chaque année. » Par le biais de sa fondation, le couple a donné 500 millions au Fonds international destiné à combattre le virus.
Plus de 20 000 personnes assistent aux 400 conférences et séminaires à Toronto. Cette année, une place importante est accordée aux organismes communautaires qui travaillent avec acharnement, mais ont rarement la chance de s’exprimer à l’échelle internationale.
L’accessibilité des traitements et la sensibilisation sont au centre des ateliers qui se déroulent dans la capitale ontarienne.
Le Canada n’est pas épargné par cette maladie et tous les intervenants ont insisté sur l’importance d’arrêter la discrimination et d’offrir les mêmes moyens à tous. L’épidémie ne frappe pas que l’Afrique comme l’a rappelé Frika Chia Iskandar, une jeune Indonésienne de 24 ans qui vit cette réalité chaque jour depuis six ans. Le 16e Congrès international sur le sida est le moment de passer à l’action afin d’accroître l’accessibilité des soins pour tous et d’éliminer la discrimination à laquelle font face les victimes du VIH/sida.
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Editeur : Association de la presse francophone
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