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Le 21 août 2006
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Gaétane Pharand, présidente de l’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes, Ghislaine Sirois, la directrice générale de même que Renée Ladouceur, directrice générale du Centre des ressources de l’est d’Ottawa (extrême droite), entourent la ministre Madeleine Meilleur, qui vient d’annoncer une aide additionnelle d’un million $ pour les femmes francophones victimes de violence.
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Service de nouvelles de l'APF
Violence chez les femmes
Près d’un million de dollars pour renforcer les services
Jonathan Blouin
Le gouvernement ontarien a décidé de renforcer les services destinés aux femmes francophones victimes de violence, en injectant près d’un million de dollars au sein de quatre initiatives. Cet argent permettra en somme de rapprocher les services offerts des femmes qui vivent en milieu rural et dans de petites collectivités.
C’est Madeleine Meilleur, ministre des Services sociaux et communautaires, qui en a fait l’annonce, au Centre de ressources de l’est d’Ottawa. Cet ajout de près d’un million $ au Plan d’action contre la violence familiale de la province, doté d’un budget de plus de 68 millions $, survient à un bon moment, selon les divers groupes d’intervention, qui ont applaudi l’annonce de la ministre.
« C’est de l’argent neuf, pour trois ans. C’est du jamais vu! On va s’en servir à bon ménage, pour nous cette annonce est très importante », indique Gaétane Pharand, la présidente d’Action ontarienne contre la violence faite aux femmes et la directrice du Centre Victoria pour femmes à Sudbury. Elle estime que chaque année, entre 5000 et 10 000 femmes francophones profitent de l’un ou l’autre des services offerts en province, même si aucune statistique officielle n’a été comptabilisée.
« La demande est croissante seulement dans le sens que les gens apprennent à faire confiance au service et que ce service est là pour rester. Dès qu’on brise cette méfiance-là, les femmes commencent à s’en servir », insiste-t-elle.
Le nouvel investissement du gouvernement McGuinty, qui atteint 970 000 $, renforcera quatre initiatives existantes. Sur cette aide, 520 000 $ iront au programme d’appui transitoire et de soutien au logement. « Ce programme vise à aider les femmes victimes de violence, pour qu’elles puissent trouver et conserver un logement, tout en leur facilitant l’accès au soutien communautaire, avec des services de counseling, d’aide juridique et de formation professionnelle », détaille la ministre. Actuellement, le gouvernement accorde 900 000 $ à 11 organismes offrant des services en français. Ce nouveau 520 000 $ permettra de développer les coûts d’un nouveau service mobile destiné aux femmes qui vivent en milieu rural.
« Les femmes recevront les services là où elles le demandent; là où elles en ont besoin, plutôt qu’un service traditionnel, qui leur demandait qu’elles s’y rendent elles-mêmes », ajoute Mme Meilleur.
Une autre tranche de 250 000 $ du montant annoncé par le gouvernement ira aux services francophones d’écoute téléphonique d’urgence. Par le passé, trois organismes régionaux distribuaient des services, mais depuis un an, grâce à un financement plus stable, le gouvernement fait la promotion d’un seul numéro d’aide sans frais (1-877-FEMAIDE). Le montant additionnel servira à assurer un service 24 heures par jour.
Maison d’hébergement dans le sud?
Depuis longtemps, les intervenants dans le milieu demandent une maison d’hébergement pour les femmes francophones victimes de violence dans le sud de la province. À ce jour, cinq établissements, dont certains bilingues, desservent les femmes francophones. Deux sont situés dans le nord de la province, tandis que les trois autres se retrouvent à Ottawa et dans l’Est ontarien.
Avec cette annonce, 50 000 $ serviront à une étude sur les besoins des centres de refuge pour les femmes de Hamilton et de la région de Toronto. Un rapport à cet effet est attendu sur le bureau de la ministre à l’automne.
« Je suis très fière de dire qu’un montant d’argent va nous donner les statistiques nécessaires pour faire avancer ce dossier-là et ouvrir très bientôt, je l’espère, un refuge pour les femmes dans ces municipalités », mentionne la ministre.
De son côté, Gaétane Pharand prétend que la situation est pressante. Et elle n’est pas la seule. La plupart des intervenantes rencontrées lors de l’annonce de la ministre abondaient dans le même sens. « Les besoins en français sont extraordinaires. Les femmes francophones et surtout les femmes immigrantes se rendent en maison d’hébergement et n’ont pas de services en français. Ce n’est pas nouveau de voir une femme passer trois semaines parfois, sans avoir parlé à une personne ressource dans sa langue maternelle. C’est inacceptable! », dénonce Mme Pharand.
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Editeur : Association de la presse francophone
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