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Le 1 septembre 2006

Service de nouvelles de l'APF

Les caisses pourraient prendre le virage de l'assurance
Le mouvement coopératif reste en pourparlers avec le gouvernement

Stéphanie Rhéaume

La présidente de la coalition des caisses populaires et credit unions de l'Ontario, Lucie Moncion, ne met pas une croix sur la possibilité de voir les Caisses Desjardins vendre de l'assurance dans la province.

Selon elle, la nouvelle publiée la semaine dernière comme quoi le gouvernement McGuinty aurait écarté cette requête dans son projet de réforme de la loi sur les coopératives financières s'avère erronée.

La directrice générale de l'Alliance des caisses populaires de l'Ontario défend que la version du projet de loi qui circule depuis quelque temps n'est pas finale. Les négociations du regroupement se poursuivent toujours avec le gouvernement de l'Ontario.

Ce que revendique notamment le Mouvement Desjardins en Ontario, c'est d'acquérir la parité avec des provinces comme le Québec et la Colombie-Britannique qui ont le droit de détenir des compagnies d'assurances, mais aussi de vendre de l'assurance dans leurs propres filiales. Ce deuxième point achopperait davantage dans les pourparlers avec Queen' s Park qui verrait un problème à ce que les consommateurs ontariens se rendent au même endroit pour acheter des produits d'assurances et des produits financiers.

Lucie Moncion garde tout de même espoir d'obtenir gain de cause pour l'acquisition de compagnies, qui elles, pourraient vendre de l'assurance dans des édifices jouxtant les succursales des caisses populaires.

« On fait cependant face à une forte opposition. Le lobby des courtiers en assurance de l'Ontario est très puissant. Il refuse qu'on lui fasse concurrence, mais il entre pourtant dans le marché des caisses en vendant, par exemple, des produits d'hypothèque », souligne Mme Moncion.

Selon elle, il est difficile de faire le poids face à ces gens de Bay Street qui ont le pied à terre à Toronto tout près du siège du gouvernement provincial, « alors que nous, avance Lucie Moncion, nous sommes dispersés un peu partout en Ontario et que nous n'avons pas les mêmes moyens. » La directrice générale de l'Alliance des caisses populaires de l'Ontario croit pouvoir obtenir une réponse à la mi-septembre quant au sort réservé aux institutions coopératives face à leur droit de vendre de l'assurance.

Editeur : L'Express d'Ottawa


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