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Le 18 septembre 2006

Service de nouvelles de l'APF

La FJCF dans le rouge foncé

Jonathan Blouin

La Fédération de la jeunesse canadienne française (FJCF) marche sur des œufs à l'heure actuelle. Suite à son assemblée générale annuelle, tenue au début septembre, il a été possible d'apprendre que le déficit accumulé oscille autour des 550 000$. Un chiffre que le directeur général de l'organisme, Sylvain Groulx, nouvellement en poste depuis cet hiver, a confirmé la semaine dernière. Il mentionne cependant que les jours de l'organisme ne sont pas comptés.

En fait, l'organisme est assuré d’un financement de Patrimoine canadien jusqu'en 2008, alors qu'une entente pluriannuelle, au montant d'un peu plus de 2,2 millions de dollars, vient de débuter. Pour Patrimoine canadien, la FJCF sert d'organisme de livraison pour le programme Jeunesse Canada au travail. L'organisme a également reçu quelques dizaines de milliers de dollars supplémentaires, dans le cadre de projets de moindre envergure.

Néanmoins, le déficit de la dernière année financière a de quoi faire sursauter. Le directeur général explique qu'il est dû en grande partie aux derniers Jeux de la francophonie canadienne, qui ont rassemblé plus de 800 jeunes et plus de 600 bénévoles. En raison de ce fort déficit, les états financiers de l'organisme n'ont pas été rendus publics et ils ne seront pas dévoilés au grand jour avant le 1er décembre prochain.

« Avant de remettre ce document, nous voulons préparer un plan pour expliquer la situation et la redresser. Cette année, il n'y a pas de jeux, donc les chances que le déficit soit aussi gros sont quasi nulles. Nous avons donc deux ans pour s'assurer que la prochaine édition soit rentable, lors des quatrièmes jeux, à Edmonton, en 2008 », détaille M. Groulx.

En poste depuis février, et mis au courant de la situation financière quelques mois plus tard, le directeur général de la FJCF a passé beaucoup de temps à travailler avec les bâilleurs de fonds et les institutions financières. « Nous avons revu la structure de l'organisme et nous avons revu les dépenses effectuées par le bureau. Nous sommes maintenant trois personnes à temps plein, comparativement à sept employés, dont un à temps partiel, lorsque je suis arrivé ici cet hiver », ajoute-t-il. Il se défend bien cependant d'avoir eu à congédier qui que ce soit. « Nous n'avons pas eu à remercier personne. Certains ont poursuivi leur plan de carrière, d'autres se sont réorganisés.»

M. Groulx est entré en poste suite à la démission de Chantal Bérard, qui a occupé le poste de directrice générale au cours des six dernières années. C’est d’ailleurs sous sa tutelle qu’ont été organisés et financés les derniers Jeux de la francophonie canadienne. Suite à son départ, une prime, qui fait jaser par les temps qui courent, lui a été remise. Même si aucun montant n’a été dévoilé, certaines sources à l’intérieur de l’organisme parlent d’un montant considérable de plusieurs dizaines de milliers de dollars.

« Oui, nous lui avons versé une prime de départ. Elle avait des vacances accumulé et nous avons voulu récompenser le travail qu’elle a fait au cours des six dernières années, selon nos politiques à nous », a rétorqué le directeur général, lorsque questionné sur le sujet.

Par ailleurs, depuis un bon moment, des rumeurs de fraude et de poursuite bourdonnent autour de la FJCF. Le directeur général de l'organisme nie cependant toutes rumeurs, affirmant qu'il n'y avait aucune poursuite contre ou entamée par la FJCF.

Nouvelle présidence
C'est aussi lors de son assemblée générale annuelle que cet organisme à but non lucratif a approuvé la nomination de Karlynn Grenier, une résidante d'Edmonton, au poste de présidente, de même que la nomination de Gillianne Beaulieu, de Terre-Neuve et Labrador, au poste de vice-présidente.

Mlle Grenier remplace à la présidence Martin Gautron, élu il y a à peine un an pour un mandat de deux ans, mais qui a remis sa démission, un peu plus tôt en 2006. Quant à Guy Gallant, qui occupait le siège de vice-président, son mandat de d'un an arrivait à échéance.

Outre ses problèmes financiers, qui devront être redressés, la FJCF entend poursuivre ses différents projets, au cours de la prochaine année. Entre autres, l’organisme veut revoir sa vision et son focus. Un forum jeunesse pancanadien est également prévu au printemps, événement qui devrait canaliser la majeure partie des énergies des employés du bureau d’Ottawa au cours des prochains mois.

Editeur : Association de la presse francophone


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