Service de nouvelle de l'APF

Des infos à votre portée sur le VIH/sida - Cliquez ici !

Imprimez cette pageInvitez votre ami(e) à visiter cette pagePlan du site



Accueil 


<< Retour | Archives

Bienvenue sur le site de nouvelles nationales!

Le 29 septembre 2006

(De gauche à droite) Margot Blight, avocate de l’ACÉPO, Ronald Marion, président de l’ACÉPO, et Louise Pinet, directrice générale de l’ACÉPO, ont déposé un mémoire sur l’urgence du parachèvement du réseau des écoles publiques francophones.
Service de nouvelles de l'APF

Le Conseil scolaire public alerte le gouvernement pour l’achèvement du réseau

Martin Moisan

Lors d’une conférence de presse le 28 septembre dernier, l’Association des conseils scolaires des écoles publiques de langue française de l’Ontario (ACÉPO) a lancé un cri d’alarme au gouvernement McGuinty. L’organisme a déposé un mémoire dans lequel la situation actuelle est décrite. Pour les conseils scolaires publics, il est clair qu’à l’heure actuelle les droits des francophones sont brimés par rapport à ceux des anglophones.

En conférence de presse, le président de l’ACÉPO, Ronald Marion a indiqué qu’il est grand temps d’agir afin que les générations à venir ne subissent pas les contrecoups du manque d’action des dirigeants en place. Plusieurs points ont été apportés par le représentant des conseils publics afin de justifier la publication du mémoire. Pour Maître Margot Blight, avocate du Conseil, « les droits constitutionnels des francophones en Ontario sont brimés en vertu de l’article 2(a) de la Charte qui confie une garantie de liberté et d’égalité religieuse au système de l’éducation. » Actuellement, l’ACÉPO a identifié 88 régions en Ontario où les francophones n’ont pas accès à une éducation de langue française qui n’est pas confessionnelle.

Dans sa présentation, M. Marion mentionnait que des quatre conseils scolaires de la province, le système public est le moins bien nanti en terme d’écoles, mais est le seul système francophone à connaître une croissance de ses effectifs scolaires. « La demande est évidente pour des écoles publiques de langue française, mais nous sommes dans l’impossibilité d’y répondre », a affirmé le président de l’ACÉPO.

L’organisme a identifié neuf projets prioritaires sur l’ensemble du territoire ontarien et la réponse du Ministère quant au financement qui devait venir en mars n’a toujours pas été donné. Cette situation inquiète les directeurs des différents conseils. Pour Jean-Luc Bernard, directeur de l’éducation au Conseil scolaire de district du Centre-Sud-Ouest, cette situation risque de retarder l’ouverture d’écoles. « On sait qu’à partir de l’annonce du financement, il peut y avoir une période de quatre à cinq ans avant l’ouverture de l’école. Les quelques mois peuvent retarder d’une année l’entrée en fonction d’un établissement. »

Au-delà des problèmes de financement, l’assimilation des francophones est également au cœur des préoccupations du mémoire. Comme l’a expliqué M. Marion en conférence, les parents sont pris en otage dans certaines villes entre l’éducation linguistique et religieuse. « Certains parents envoient leurs enfants dans les établissements d’immersion ou dans les écoles anglophones car ils ne veulent pas d’une éducation religieuse, a mentionné M. Marion. Le partage de locaux avec le Conseil catholique a été envisagé dans certains endroits, mais nous avons fait face à des refus. » Avec l’arrivée des nouveaux arrivants, cette réalité est d’autant plus réelle puisque plusieurs sont musulmans et ne veulent pas donner une éducation catholique à leurs enfants.

Gilles Bisson, critique des Affaires francophones pour le Nouveau parti démocratique, appuie l’ACÉPO dans ses démarches. « Comme Franco-Ontarien, il faut faire en sorte de se donner les instruments pour être actifs. Plusieurs diront encore que les francophones coûteront cher avec la construction d’écoles. Mais si ces jeunes vont dans le système anglais, il faudra tout de même financer de nouvelles classes. Alors, pourquoi pas financer le système français pour éviter de les assimiler », a-t-il affirmé.

Pour répondre aux besoins de la communauté francophone, l’Association indique qu’il faut prévoir de sept à neuf ouvertures de nouvelles écoles publiques par année au cours des dix prochaines années. Louise d’Amour, directrice de l’éducation pour le Conseil scolaire du Grand Nord de l’Ontario, indique que tous les jeunes devraient avoir le choix d’étudier dans leur langue sans être exclus en raison de leurs croyances. L’ACÉPO est inquiète en raison du mutisme du Ministère face à ses requêtes et espère voir des développements rapides dans ce dossier pour donner un choix aux Franco-Ontariens.

Télécharger le fichier Télécharger le fichier


Editeur : Association de la presse francophone


 VIA TVA = À la découverte de gens passionnés Cliquez ici !

 



Site réalisé grâce à l'éditeur Édimage
© Édimage Plus / Droits et aspects légaux / Association de la presse francophone