Service de nouvelle de l'APF

Des infos à votre portée sur le VIH/sida - Cliquez ici !

Imprimez cette pageInvitez votre ami(e) à visiter cette pagePlan du site



Accueil 


<< Retour | Archives

Bienvenue sur le site de nouvelles nationales!

Le 13 octobre 2006

Patrick de Broucker (à gauche) a animé le forum de discussion pancanadien sur l’éducation de langue française, forum auquel prenaient part des intervenants de tous les coins du pays.
Service de nouvelles de l'APF

En présence d’intervenants de partout au pays L’éducation de langue française à l’honneur à Ottawa

Danny Joncas

OTTAWA – Des représentants du secteur de l’éducation en provenance des quatre coins du pays se sont donnés rendez-vous à Ottawa, du 11 au 13 octobre derniers, avec entre autres comme objectif d’échanger sur les façons d’accroître la place qu’occupe l’éducation de langue française.

Même si, dans un premier temps, le symposium sur la politique d’aménagement linguistique du ministère de l’Éducation de l’Ontario, qui réunissait environ 500 délégués, était organisé pour discuter de l’avenir de l’éducation de langue française en Ontario, un forum de discussion pancanadien était présenté le jeudi 12 octobre en après-midi.

Mis sur pied pour traiter de sujets touchant les enjeux liés à l’essor de l’éducation de langue française et des communautés francophones des provinces et territoires canadiens, ce forum regroupait des intervenants représentant divers groupes, dont des dirigeants de conseils scolaires de l’Ouest canadien, des représentants d’universités francophones et des hauts fonctionnaires.

«Avec ce forum de discussion, on veut élargir ce symposium sur la politique d’aménagement linguistique de l’Ontario à l’échelle nationale. Malheureusement, les occasions d’échange sur les façons de faire dans les régions du pays sont trop peu fréquentes», a indiqué Patrick de Broucker, qui agissait à titre d’animateur du forum, avant d’entamer les discussions. M. de Broucker est un dirigeant du Centre de la statistique de l’éducation à Statistique Canada.

Du nombre des sujets abordés, il a été question d’inciter les nouveaux arrivants à inscrire leurs enfants au sein d’un système scolaire francophone, de la nécessité de compter sur l’appui des dirigeants à divers niveaux pour permettre aux communautés francophones d’atteindre leur plein potentiel et d’un resserrement des liens entre les communautés francophones et acadiennes en milieu minoritaire et les communautés québécoises.

Sur ce dernier aspect, certains intervenants ont souligné que la communauté québécoise connaît très mal les communautés francophones et acadiennes au pays, où l’on retrouve tout de même 31 conseils scolaires francophones. Tous semblaient d’ailleurs d’avis que des démarches doivent être entreprises pour doter les communautés francophones et acadiennes d’une meilleure visibilité.

«On observe différents partenariats en éducation avec d’autres pays. Si on fait une promotion de la francophonie canadienne à l’échelle internationale, je me dis qu’il faudrait, d’emblée, établir des liens avec le Québec», avançait Guy Gélineau, vice-président-directeur général de l’Association des universités de la francophonie canadienne.

Robert Arseneault, directeur général et secrétaire du Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques, abondait dans le même sens. «Il faut s’entendre sur les enjeux fondamentaux de part et d’autre, et le principal enjeu fondamental est une passion pour l’administration d’organismes qui offrent une éducation de langue française. Il faut aussi passer à des projets conjoints sur des objectifs ciblés, toujours à partir de ce qui nous réunit», indiquait-il en ajoutant que de tels partenariats peuvent aller au-delà du secteur de l’éducation.

Politique d’aménagement linguistique

Toujours dans le cadre de ce symposium sur la politique d’aménagement linguistique de l’Ontario, politique instaurée en 2004 par le ministère de l’Éducation, de nombreux ateliers et conférences portaient strictement sur l’éducation de langue française en Ontario. La nouvelle ministre ontarienne de l’Éducation, Kathleen Wynne, était sur place pour prononcer un discours donnant le coup d’envoi à la deuxième phase de cette politique.

«Le gouvernement McGuinty a instauré la politique d’aménagement linguistique en 2004 pour répondre au problème de l’assimilation. Maintenant, les conseils scolaires de langue française entament la deuxième phase de sa mise en œuvre, qui reconnaît que le profil de la communauté francophone en Ontario évolue et que les conseils et les écoles de langue française doivent évoluer en conséquence», précisait la ministre Wynne. Cette seconde phase verra chaque conseil scolaire francophone mettre en place une politique d’aménagement linguistique axée sur les besoins de son territoire respectif.

Présent lui aussi lors du symposium qui se déroulait sous le thème «Pour nous inscrire dans l’avenir», le nouveau commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, a louangé la politique du ministère de l’Éducation de l’Ontario.

«L’excellence scolaire, des institutions communautaires solides et des services gouvernementaux efficaces sont tous des composantes essentielles pour assurer le dynamisme de la communauté d’expression française en Ontario», a soutenu M. Fraser. «Il est impossible de réaliser ces objectifs sans adopter des politiques de planification linguistique efficaces, élaborées en collaboration avec les communautés d’expression française de l’Ontario», a-t-il conclu.

Editeur : Association de la presse francophone


 VIA TVA = À la découverte de gens passionnés Cliquez ici !

 



Site réalisé grâce à l'éditeur Édimage
© Édimage Plus / Droits et aspects légaux / Association de la presse francophone