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Le 26 octobre 2006
Service de nouvelles de l'APF
Aide internationale en Afghanistan
On juge que le Canada doit jouer un rôle de leader
Danny Joncas
Le Conseil de Senlis, un institut de recherche international qui compte des bureaux à Paris, Londres, Bruxelles et Kaboul, a envoyé certains de ses représentants à Ottawa le mardi 24 octobre dernier dans le cadre d’un symposium sur le rôle que devrait jouer le Canada en Afghanistan.
Au terme de ce symposium auquel ont participé divers intervenants des secteurs de l’éducation et de la politique, quelques recommandations ont été formulées. On a notamment insisté sur le fait que le Canada se doit d’assumer un certain leadership auprès des pays membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Le Conseil de Senlis croit en effet que le premier ministre Stephen Harper doit convoquer une réunion d’urgence entre les pays membres de l’OTAN pour faire valoir aux dirigeants des autres pays le fait qu’une nouvelle approche s’impose.
« Il y a eu une détérioration dramatique de la situation militaire à Kandahar ces derniers mois. Kandahar est entièrement une zone de guerre et les talibans gagnent à la fois les batailles militaires et la bataille pour le cœur et l’esprit des Afghans », a indiqué Norine MacDonald, la présidente et fondatrice du Conseil de Senlis.
« Le Canada doit prendre l’initiative en Afghanistan sur la scène internationale. Suivre la politique des États-Unis en Afghanistan a directement conduit à des morts canadiennes sur le terrain. Les bombardements américains, l’approche militaire américaine et l’éradication forcée américaine du pavot ont créé un environnement hostile pour toutes les troupes de l’OTAN. Plus nous attendons pour changer notre approche, plus il y aura de morts et de blessés, y compris parmi les troupes canadiennes », ajoutait Mme MacDonald, une Canadienne d’origine.
Par ailleurs, il a été question des initiatives qui peuvent être mises de l’avant afin d’accroître la lutte contre la pauvreté dans cette région du globe qui est frappée par de nombreux conflits armés depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Depuis, le Conseil de Senlis estime que la qualité de vie de milliers d’enfants afghans ne cesse de se détériorer. On déplore aussi le fait que ces gens aient à vivre dans un environnement de guerre où l’aide humanitaire s’effectue sous surveillance armée.
Cependant, les efforts d’aide et de reconstruction en Afghanistan continueront de prendre place en présence de troupes armées, si l’on se fie aux propos de la ministre canadienne de la Coopération internationale, de la Francophonie et des Langues officielles, Josée Verner. Celle-ci a d’ailleurs visité les troupes canadiennes en Afghanistan quelques jours avant la tenue du symposium du Conseil de Senlis.
« On ne peut pas faire de l’aide humanitaire et de la reconstruction sur le terrain sans être accompagné de sécurité », déclarait la ministre Verner lors de son bref passage en Afghanistan.
Editeur : Association de la presse francophone
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