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Le 6 novembre 2006
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Fernand Denault et Jean-Guy Rioux ont fait le point sur les discussions qui ont pris place lors de la visite d’Équipe francophonie 2006 à Ottawa.
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Service de nouvelles de l'APF
Francophonie canadienne
Les parlementaires fédéraux entendent les priorités
Danny Joncas
OTTAWA – Équipe francophonie 2006, une équipe composée d’une soixantaine de dirigeants d’organismes oeuvrant à l’épanouissement des communautés francophones au pays, était à Ottawa la semaine dernière pour y rencontrer environ 70 sénateurs et députés fédéraux. Il s’agissait du plus fort contingent de parlementaires rencontrés depuis l’instauration de cet événement annuel, en 1998.
Parmi les parlementaires avec qui les membres d’Équipe francophonie 2006 ont eu l’occasion de discuter, on note la ministre de la Coopération internationale, de la Francophonie et des Langues officielles, Josée Verner, ainsi que le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe. Les ministres fédéraux de la Justice et de l’Immigration ont également accepté de rencontrer certains des membres d’Équipe francophonie, dont les activités sont coordonnées par la Fédération des communautés francophones et acadiennes (FCFA) du Canada.
Les leaders francophones à l’échelle nationale ont notamment fait part aux parlementaires des outils qui doivent être mis en place afin d’assurer des services et des activités qui font vivre la dualité linguistique au pays. Des commentaires ont aussi été émis à l’effet que les ressources dont disposent les organismes francophones sont plus souvent qu’autrement très modestes. Enfin, comme on pouvait s’y attendre, les compressions budgétaires annoncées par le gouvernement Harper en septembre dernier ont été au cœur des discussions. Du nombre de ces compressions, soulignons l’abolition du Programme de contestation judiciaire et des réductions importantes en matière d’alphabétisation.
« Les communautés francophones et acadiennes assurent l’identité unique de notre pays sur les plans social, économique et culturel. Équipe francophonie a comme objectif de faire comprendre aux parlementaires les enjeux prioritaires auxquels font face ces communautés », a indiqué le président de la FCFA, Jean-Guy Rioux, lors d’un point de presse visant à dresser le bilan des discussions.
« Un message que nous avons communiqué très clairement, c’est que si l’on veut que les francophones s’épanouissent, assument leur propre avenir et participent pleinement à un Canada fort, diversifié et fier de son identité, les investissements actuels du gouvernement fédéral dans la vitalité des communautés doivent absolument être révisés et adaptés à la réalité d’aujourd’hui », a ajouté M. Rioux.
Le président de l’organisme national a aussi parlé de l’esprit de partenariat qui règne. « Les communautés francophones et acadiennes sont déterminées à travailler en partenariat avec le gouvernement fédéral pour faire rayonner la dualité linguistique au pays. Nous ne travaillons pas dans un esprit de confrontation, mais bien de collaboration », avançait Jean-Guy Rioux, même s’il reconnaît que plusieurs organismes francophones s’expliquent mal les récentes décisions du gouvernement.
Le président de la Fédération Franco-TéNOise (FFT), Fernand Denault, qui était l’un des délégués d’Équipe francophonie 2006, estime pour sa part que la perception des parlementaires face aux demandes des francophones a changé pour le mieux au fil des ans.
« On a pu voir qu’il y a une grande sensibilité qui existe au niveau parlementaire en ce qui a trait aux dossiers touchant la francophonie, ce qui contraste avec la réalité d’il y a 20 ans », a conclu M. Denault au terme des discussions.
Editeur : Association de la presse francophone
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