Service de nouvelle de l'APF

Des infos à votre portée sur le VIH/sida - Cliquez ici !

Imprimez cette pageInvitez votre ami(e) à visiter cette pagePlan du site



Accueil 


<< Retour | Archives

Bienvenue sur le site de nouvelles nationales!

Le 30 novembre 2006

La ministre de Patrimoine canadien et de Condition féminine Canada, Bev Oda, ne jouit pas d'une forte popularité ces derniers temps.
Service de nouvelles de l'APF

Condition féminine Canada Les effectifs réduits de moitié

Danny Joncas

OTTAWA – Lorsqu’il avait annoncé des compressions budgétaires de l’ordre d’un milliard de dollars, le 25 septembre dernier, le gouvernement conservateur de Stephen Harper avait prévu des réductions de 5 millions de dollars au budget de Condition féminine Canada. La semaine dernière, on apprenait les détails de ces compressions.

En prenant note de ces détails, on constate que le gouvernement a décidé de sabrer de façon considérable au sein de l’organisme fédéral voué à la promotion de l’égalité entre les sexes et de la participation active des femmes au sein du pays. Ces réductions massives des effectifs n’ont évidemment pas manqué de susciter de vives réactions au sein de l’opposition à Ottawa de même que chez divers organismes.

Au total, 12 des 16 bureaux régionaux de Condition féminine Canada à l’échelle nationale seront fermés, ce qui fera passer de 131 à 61 le nombre de personnes à l’emploi de l’organisme. Notons que la majorité de ces postes sont occupés par des femmes.

La fermeture des trois quarts de ces bureaux mènera à la création de quatre centres régionaux pour desservir l’ensemble du pays, et ce, à compter du 1er avril prochain. L’un de ces centres sera situé à Edmonton pour les résidants du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta, de la Colombie-Britannique, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest. Un autre à Moncton assurera la prestation de services aux quatre provinces de l’Atlantique. Un troisième centre sera situé à Montréal pour les résidants du Québec et du Nunavut. Enfin, Condition féminine Canada aura un bureau à Ottawa, pour l’Ontario et les organismes nationaux.

À la suite de cette annonce, l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC) a demandé la démission de Beverley Oda, ministre de Patrimoine canadien et de Condition féminine Canada.

« Comment la ministre Oda peut-elle s’imaginer que la population canadienne croit qu’elle et son gouvernement agissent dans le meilleur intérêt des femmes? Nous demandons à la ministre de démissionner. Elle ne peut tout simplement plus prétendre représenter les Canadiennes ni défendre l’égalité des femmes », soutient Robyn Benson, responsable du dossier des droits des femmes à l’AFPC.

Même son de cloche du côté de l’opposition alors que l’on dénonce les compressions. « C’est totalement inacceptable. Ces bureaux cherchaient à aider les femmes à faire valoir leur droit à l’égalité. De toute évidence, le gouvernement conservateur s’oppose à cet objectif », déplore Maria Minna, porte-parole chargée de la condition féminine chez les libéraux.

Toujours du côté de la colline parlementaire, le Comité permanent de la condition féminine tiendra deux rencontres en décembre afin de se pencher sur les effets des compressions.

« J’espère que ces deux réunions nous permettront de faire la lumière sur les effets nuisibles des actions de ce gouvernement. Ces compressions et ces changements auront un effet rétrograde pour les femmes au Canada et ce ne sera pas facile de rattraper le terrain », craint pour sa part Irene Mathyssen, la critique du NPD en matière de condition féminine.

Editeur : Association de la presse francophone


 VIA TVA = À la découverte de gens passionnés Cliquez ici !

 



Site réalisé grâce à l'éditeur Édimage
© Édimage Plus / Droits et aspects légaux / Association de la presse francophone