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Le 30 novembre 2006
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Le directeur général de l'APF, Francis Potié, a comparu devant le Comité permanent des langues officielles.
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Service de nouvelles de l'APF
Présentation au Comité des langues officielles
La presse francophone communautaire fait état de sa situation
Danny Joncas
OTTAWA – Après avoir reçu une invitation du Comité permanent des langues officielles, l’Association de la presse francophone (APF) a fait valoir aux membres de ce comité l’importance du rôle que joue la presse francophone en milieu minoritaire.
C’est par le biais d’une présentation que le message a été transmis aux députés fédéraux. Le tout se déroulait à l’occasion d’une comparution devant le comité parlementaire à laquelle prenaient part le directeur général de l’APF, Francis Potié, de même que l’éditeur du journal Le Voyageur de Sudbury, Réjean Grenier.
Lors de la comparution de l’APF, il a plus précisément été question de la vitalité des communautés de langue officielle, du Plan d’action pour les langues officielles du gouvernement de même que des relations entre les médias communautaires et les organismes gouvernementaux qui contribuent à leur financement.
En ce qui concerne la vitalité des communautés, il a été exprimé que la prospérité des journaux et autres formes de médias communautaires est directement liée à la situation qui prévaut au sein des communautés. Par exemple, si une communauté se porte bien sur le plan économique, les journaux communautaires en tirent eux aussi des bénéfices.
Au niveau du Plan d’action pour les langues officielles, document adopté en 2003, on a noté une certaine lacune en ce qui concerne les journaux communautaires. « La presse écrite joue assurément un rôle prépondérant dans l’histoire, la survivance, la modernité et la vigueur actuelle des communautés francophones canadiennes. Or, aucune composante du plan d’action ne touche les médias francophones communautaires. L’intégration du secteur des communications dans le plan s’avère une urgence », avançait Francis Potié, qui estime que les discussions ont été fort productives.
Le dernier mais non le moindre des aspects qui a été abordé est celui du financement de ces mêmes publications communautaires. Bien entendu, il a été question du retrait de Postes Canada du Programme d’aide aux publications (PAP), une contribution qui s’élevait à 15 millions de dollars annuellement. Avec le budget du PAP qui passe de 60 à 45 millions de dollars, on juge que l’impact pourrait se faire lourdement sentir sur certains petits journaux qui perdent une partie de cette aide financière consacrée aux coûts des envois postaux.
« Les journaux des communautés en situation minoritaire, qui assument un rôle social dont les marges de profit sont minimes, ne peuvent être considérés de la même façon que les grandes publications à vocation commerciale. Le ministère du Patrimoine canadien devrait s’assurer que la presse francophone ne soit pas fragilisée par cette mesure », ajoutait Francis Potié au sujet du retrait de Postes Canada du PAP. Le comité parlementaire s’est d’ailleurs montré ouvert face à cette inquiétude en allant de l’avant avec une motion demandant le rétablissement du financement provenant de Postes Canada.
Enfin, soulignons que dans le cadre de la tournée de l’Ouest canadien du Comité permanent des langues officielles, durant la première semaine de décembre, d’autres représentants de la presse francophone en milieu minoritaire sont invités à rencontrer les élus.
Editeur : Association de la presse francophone
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