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Le 5 décembre 2006
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Stéphane Dion s'est adressé à la foule de partisans libéraux quelques instants après sa victoire devant Michael Ignatieff.
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Service de nouvelles de l'APF
Au terme d’une lutte serrée avec Michael Ignatieff
Stéphane Dion élu chef du Parti libéral
Danny Joncas
MONTRÉAL – Alors que tous s’attendaient à voir Michael Ignatieff ou Bob Rae accéder à la direction du Parti libéral du Canada (PLC), Stéphane Dion est venu causer toute une surprise lors du congrès d’investiture du PLC qui se tenait à Montréal, la fin de semaine dernière. En effet, M. Dion a remporté son pari en devenant le 11e chef de l’histoire du PLC et, par le fait même, chef de l’opposition officielle à Ottawa.
Quatre tours de scrutin auront été nécessaires afin que les quelque 5000 délégués présents au congrès choisissent leur nouveau chef, succédant ainsi à Bill Graham, qui assurait pour sa part l’intérim depuis la démission de Paul Martin.
Au terme du premier tour de scrutin, vendredi soir, Michael Ignatieff était en tête avec l’appui de 29% des délégués. Terminant au dernier rang, Martha Hall Findlay était contrainte d’abandonner tandis que Joe Volpe et Scott Brison choisissaient de se retirer, portant le nombre de candidats à cinq pour le second tour. Notons qu’avant la tenue de ce deuxième tour de scrutin, Gerard Kennedy et Stéphane Dion avaient conclu une entente voulant que celui qui termine quatrième abandonne pour accorder son appui à l’autre candidat.
Comme prévu, Ken Dryden a terminé cinquième, derrière Gerard Kennedy. Ce dernier a donc annoncé son retrait de la course pour se rallier à Stéphane Dion. Cet appui allait permettre à Dion de terminer en tête au troisième tour, éliminant Bob Rae, et de l’emporter devant M. Ignatieff au quatrième et dernier tour avec l’appui de 54,7% des délégués.
Durant une allocution suivant sa victoire, en début de soirée samedi, l’homme de 51 ans a parlé des accomplissements des libéraux sous la gouverne de Jean Chrétien et de Paul Martin, accomplissements qui, à son avis, sont mis en péril sous le gouvernement conservateur actuel. Député à la Chambre des communes depuis 1996, le nouveau chef libéral a aussi lancé un message au gouvernement Harper.
« Cette course nous a rendus plus forts en tant que parti et en tant qu’individus. Nous sommes ici ensemble avec un seul but, soit celui de gagner les prochaines élections pour les Canadiennes et les Canadiens, et nous avons l’équipe pour y arriver », lançait le seul francophone en lice. « Rien ne nous empêche de réussir dans ce pays, même quand on parle anglais avec un accent français », ajoutait-il.
Quant à Michael Ignatieff, il a lui aussi pris la parole, accordant son soutien à Stéphane Dion. « Nous avons élu ensemble un grand chef. Nous avons choisi un homme de principe, un homme de courage et un homme de conviction. Et je peux vous assurer qu’il aura tout mon appui », a-t-il souligné.
Enfin, notons que Stéphane Dion menait sa campagne sous le thème « Un parti uni, un Canada uni ». La question de l’unité au sein du PLC a d’ailleurs prédominé toute la fin de semaine afin de faire oublier les récentes divergences d’opinions chez les libéraux. À cet effet, peu de temps avant le dévoilement des résultats du quatrième tour de scrutin, les anciens chefs libéraux John Turner et Jean Chrétien sont venus lancer un appel à l’unité au sein du clan libéral.
Editeur : Association de la presse francophone
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