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Le 7 décembre 2006
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Les présidents des quatre réseaux qui télédiffuseront les Jeux olympiques de Vancouver en 2010, soit Doug Beeforth (Rogers Sportsnet), René Guimond (TQS), Rick Brace (CTV) et Gerry Frappier (RDS), ont assuré au comité du Sénat sur les langues officielles que les francophones auront accès à une couverture complète des Jeux dans leur langue.
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Service de nouvelles de l'APF
Télédiffusion des Jeux olympiques de Vancouver
On assure que les francophones seront bien desservis
Danny Joncas
OTTAWA – Les membres du comité permanent du Sénat sur les langues officielles ont pu obtenir, le lundi 4 décembre dernier, des réponses à leurs questions en ce qui a trait aux heures de télédiffusion de langue française auxquelles auront droit les francophones au pays lors des Jeux olympiques d’hiver de 2010, qui se tiendront à Vancouver.
C’est que depuis que le contrat de télédiffusion des Jeux a été octroyé au consortium Bell Globemedia/Rogers Media, dont la soumission excédait de 60 millions de dollars celle de la Société Radio-Canada, des craintes ont été soulevées en ce qui a trait à l’accès aux Jeux pour les francophones hors Québec qui suivront le tout à partir du confort de leur salon. C’est que contrairement à Radio-Canada, les chaînes québécoises Télévision Quatre Saisons (TQS), le Réseau des Sports (RDS) et le Réseau Info Sports (RIS), qui font partie du consortium, n’offrent leur signal que par l’entremise de câblodistributeurs ou de service par satellite.
Or, lorsqu’ils ont comparu devant le comité sénatorial lundi, les présidents de TQS, RDS, CTV et Rogers Sportsnet ont fait état des démarches qui ont été entreprises pour s’assurer que tous les Canadiens puissent suivre le déroulement des Jeux de Vancouver dans la langue de leur choix. Par exemple, durant les deux semaines des Jeux, TQS, RDS et RIS offriront gratuitement leur signal respectif aux câblodistributeurs et suggéreront à ces compagnies d’en faire autant envers leurs clients.
« En tout, 550 heures seront diffusées en français par la combinaison de RDS, RIS et TQS. Cela est plus du double des heures par rapport aux Jeux de 1988 à Calgary, la dernière fois que les Jeux olympiques ont eu lieu au Canada », a précisé le président de TQS, René Guimond. Même si ces 550 heures constituent la moitié du nombre d’heures de diffusion totales prévues en anglais, on précise que plus de chaînes sont disponibles en anglais et que plusieurs des émissions anglophones seront présentées en reprise.
« En plus de viser à atteindre presque tous les foyers francophones au Canada, nous avons pris une mesure supplémentaire pour assurer la plus grande portée possible de notre couverture olympique en langue française. Nous avions formellement offert à la Société Radio-Canada la possibilité de distribuer le signal olympique de TQS sans frais à l’extérieur du Québec. Malheureusement, la SRC a décliné notre proposition », indiquait pour sa part Gerry Frappier, président de RDS.
S’étant adressé aux sénateurs tout juste avant le consortium de Bell Globemedia/Rogers Media, le président-directeur général de Radio-Canada, Robert Rabinovitch, a dit ne jamais avoir reçu une telle offre. Cependant, les représentants du consortium gagnant disposaient de copies de leur proposition et du refus écrit de Radio-Canada pour confirmer leurs intentions. Malgré tout, M. Rabinovitch a précisé qu’une telle offre ne serait pas acceptable pour la SRC.
« Nous sommes responsables envers le CRTC de la qualité et de la quantité de programmation que nous offrons sur nos ondes. Nous ne pouvons tout simplement pas permettre à un diffuseur privé de substituer sa programmation à la nôtre afin de pallier les lacunes de sa couverture », commentait le grand patron de la société d’état, ajoutant que si jamais une entente est conclue, elle devra être bénéfique pour les deux parties sur le plan économique.
Enfin, en ce qui a trait à la remise en question, par Robert Rabinovitch, de la qualité du contenu qui sera présenté aux francophones, le président de CTV a tenu à rassurer le comité sénatorial à ce sujet.
« RDS produit des émissions sportives 24 heures par jour, 365 jours par année. Donc il n’y a aucun doute dans mon esprit qu’ils peuvent accomplir un travail de qualité », a fait remarquer Rick Brace, qui est l’un de ceux à la tête du consortium ayant déboursé la rondelette somme de 153 millions de dollars pour obtenir les droits de télédiffusion des Jeux de Vancouver.
Editeur : Association de la presse francophone
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