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Le 30 janvier 2007

Le nouveau ministre de l'Environnement, John Baird, devrait amplement faire parler de lui au cours de la présente session parlementaire.
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L’environnement marque la rentrée parlementaire

Danny Joncas

OTTAWA – C’est sans grande surprise que les dossiers de l’environnement et des changements climatiques ont retenu l’attention dès le retour en chambre des parlementaires fédéraux, le lundi 29 janvier dernier.

Les enjeux environnementaux, dont il sera d’ailleurs grandement question au cours des mois à venir, ont en effet été au cœur de la majeure partie des débats lors de la période de questions, le premier ministre Stephen Harper étant la cible des attaques des chefs des partis de l’opposition.

C’est du chef du Parti libérale et chef de l’opposition officielle, Stéphane Dion, que sont venues les accusations les plus cinglantes. Ce dernier a entre autres reproché au premier ministre de ne pas accorder suffisamment d’importance aux questions environnementales.

« Le Canada a actuellement un premier ministre qui ne croit pas à la science des changements climatiques et qui se range parmi les sceptiques. Va-t-il admettre que, lorsqu’il a retranché 5,6 milliards de dollars des programmes de lutte contre les changements climatiques, qu’il a renié la parole du Canada au sujet de l’accord de Kyoto et qu’il s’est rendu à Vancouver pour la présentation d’une prétendue loi sur l’assainissement de l’air qui était si faible qu’il a dû congédier sa ministre (Rona Ambrose) quelques semaines plus tard, c’est parce qu’il ne croyait pas aux données scientifiques sur les changements climatiques », a clamé M. Dion.

La réplique du premier ministre n’a pas tardé, M. Harper énumérant une liste de récentes initiatives des conservateurs en matière d’environnement, initiatives qui selon certains sont des projets libéraux qu’ont rétablis les conservateurs après les avoir abolis.

« Il ne suffit pas tout simplement de croire à quelque chose. Il faut agir pour prouver qu’on prend une chose au sérieux. Voilà le député qui, lorsque son parti était au pouvoir, a signé le protocole de Kyoto puis n’a rien fait pendant une décennie pour le mettre en œuvre, de sorte que le Canada s’est retrouvé avec le pire bilan au monde pour ce qui est de l’application du protocole », lançait le premier ministre en référence au règne de Stéphane Dion à titre de ministre de l’Environnement sous le régime libéral.

Quant au nouveau ministre de l’Environnement, John Baird, qui est reconnu pour ne pas mâcher ses mots, il a pris la parole à la suite d’interrogations de l’opposition cherchant à savoir si le Canada allait s’impliquer sur le plan international dans le dossier de l’environnement.

« En un mot, oui. Le Canada acceptera ses responsabilités internationales afin d’aider à réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais il faut faire plus que donner des sermons à l’étranger. Il faut également que nous prenions des mesures réelles ici au Canada », soulignait le ministre Baird.

Ainsi, si l’on se fie à cette première journée à la Chambre des communes, les débats entourant l’environnement et la lutte aux changements climatiques s’annoncent fort intéressant. Seul l’avenir nous dira cependant si les conservateurs ont véritablement la volonté d’adopter des mesures concrètes sur cette question qui risque d’influencer grandement le choix de l’électorat canadien lors du prochain scrutin fédéral.

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