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Le 7 février 2007
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Le message lancé par les étudiants qui ont envahi la colline parlementaire à Ottawa ne pouvait être plus clair. On réclame une réduction progressive des frais de scolarité à l’échelle nationale. (photo Étienne Ranger)
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Service de nouvelles de l'APF
Hausse des frais de scolarité
Manifestation étudiante d’envergure nationale
Danny Joncas
OTTAWA – Des milliers d’étudiants des quatre coins du pays ont exprimé, le mercredi 7 février, leur mécontentement envers les constantes hausses qui leur sont infligées au chapitre des frais de scolarité. Ils en ont du même coup profité pour demander aux différents paliers de gouvernements de rendre l’éducation postsecondaire accessible à tous les Canadiens.
Des rassemblements étaient organisé dans divers endroits au pays, dont un sur la colline parlementaire à Ottawa où une foule d’étudiants a scandé « L’éducation est un droit, nous n’abandonnerons pas le combat! ». Le tout avait lieu dans le cadre de la journée d’action étudiante, une initiative de la Fédération canadienne des étudiantes et des étudiants (FCÉÉ).
« Nous sommes ici pour dénoncer les frais de scolarité élevés et pour démontrer que l’éducation postsecondaire est plus importante que les esprits partisans de certains de nos politiciens », a lancé la présidente nationale de la FCÉÉ, Amanda Aziz.
Les étudiants bénéficiaient également de l’appui des professeurs lors de cette campagne qui vise notamment à faire réduire de façon progressive les frais en plus de trouver des solutions à l’exclusion de certains groupes du système d’éducation postsecondaire en raison de l’augmentation des frais de scolarité. En effet, le directeur général de l’Association canadienne des professeures et professeurs d’université (ACPPU), James Turk, s’est rendu sur la colline parlementaire pour lancer un message aux politiciens.
« Les gouvernements ne comprennent tout simplement pas l’importance de l’éducation. Le gouvernement Harper a des milliards de dollars à investir dans les forces armées, mais ne finance pas l’éducation postsecondaire. C’est inacceptable, injuste et ça cause du tort au Canada », déclarait M. Turk qui précise que les gouvernements devraient rendre l’éducation postsecondaire accessible à tous, comme c’est le cas pour l’élémentaire et le secondaire.
Fortes hausses depuis 1990
Bien que l’année académique 2005-2006 ait été marquée par la plus faible hausse des frais de scolarité en plus de 25 ans, il ne reste pas moins que les années 1990 se sont avérées plutôt coûteuses pour les étudiants.
En fait, selon Statistique Canada, les étudiants universitaires de premier cycle ont dû débourser en moyenne 4214$ en 2005-2006 en frais de scolarité, ce qui représente presque le triple de la moyenne nationale de 1990-91, qui se chiffrait alors à 1464$.
C’est au cours des années 1990-91 et 1991-92 que cette hausse s’est fait sentir le plus lourdement avec des hausses moyennes de 15,2% et 16,5% respectivement. La situation s’est quelque peu rétablie par la suite, mais au cours des 15 dernières années, les frais de scolarité augmentaient d’environ 8% par année.
Au niveau des provinces, en 2005-2006, c’est en Nouvelle-Écosse (6003$) que les frais de scolarité étaient les plus élevés pour les étudiants universitaires de premier cycle. Suivaient ensuite l’Alberta (5125$), la Saskatchewan (5062$), le Nouveau-Brunswick (5037$), l’Ontario (4881$), la Colombie-Britannique (4874$), l’Île-du-Prince-Édouard (4645$), le Manitoba (3272$) et Terre-Neuve-et-Labrador (2606$). Enfin, il n’en coûtait que 1900$ en moyenne pour compléter cette même année d’études en sol québécois.
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Editeur : Association de la presse francophone
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