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Le 10 avril 2007
Service de nouvelles de l'APF
Plaques du site de Vimy
Plainte au Commissariat aux langues officielles
Danny Joncas
OTTAWA – Après avoir appris que les plaques qui avaient été apposées au monument canadien soulignant la contribution des soldats canadiens à la bataille de la crête de Vimy, en France, étaient parsemées de fautes de français, le député néo-démocrate Yvon Godin a laissé savoir qu’il déposerait une plainte au Commissariat aux langues officielles.
Même si le gouvernement fédéral a ordonné le retrait des plaques en question afin qu’elles soient remplacées avant les célébrations du 9 avril entourant le 90e anniversaire de cette bataille où les troupes canadiennes ont vaincu les Allemands durant la Première Guerre mondiale, M. Godin juge qu’une telle situation est inacceptable.
« C’est un manque de respect de notre culture. Le gouvernement a l’obligation de respecter et de promouvoir la Loi sur les langues officielles ainsi que la qualité du français, même à l’extérieur du Canada. Nos anciens combattants méritent cette marque de respect et encore davantage », dénonce Yvon Godin.
« C’est un événement d’une très grande importance pour les Canadiens et les Canadiennes, dont de nombreux francophones. Il n’y a aucune excuse pour que la qualité du français soit aussi déplorable. Sans oublier que l’événement se déroule en terre francophone. C’est la réputation du Canada qui est en jeu. Encore une fois, le français est relégué au dernier rang », poursuit le député d’Acadie-Bathurst, qui est également l’un des vice-présidents du comité de la Chambre des communes sur les langues officielles.
Sur les premières plaques dévoilées la semaine dernière, on constatait que le ministère des Anciens combattants ne s’était pas assuré que la traduction de l’information que l’on y retrouvait soit adéquate.
À titre d’exemples, on pouvait y lire que « trouver des tunnels requière souvent l’utilisation de techniques d’examen dépassé et ennuyeux », que « les explosifs étaient mis dans des chambers » ou encore que « l’on travaillait avec des explosives ».
Plusieurs ont aussi déploré le fait que toute cette histoire entourant la piètre qualité du français sur les plaques ait davantage retenu l’attention chez certains que la cérémonie en tant que telle, cérémonie à laquelle participait le premier ministre Stephen Harper.
Editeur : Association de la presse francophone
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