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Le 11 juin 2002

Service de nouvelles de l'APF

  La maîtrise des langues officielles sera un facteur déterminant pour les nouveaux candidats à l’immigration.

Par : Yves Lusignan
Editeur : Association de la presse francophone

Ottawa (APF) : Un candidat à l’immigration qui maîtrise les deux langues officielles aura un atout important dans sa poche lorsque viendra le temps de sélectionner les nouveaux arrivants au pays.
 
La nouvelle grille de sélection pour les travailleurs qualifiés, qui fait partie du règlement d’application de la nouvelle Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés qui entrera en vigueur le 28 juin, accorde en effet un maximum de 24 points pour la compétence en français et en anglais.
 
C’est quatre points de plus que ce qui était initialement proposé par le ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration, et beaucoup plus que le maximum de 15 points qui est présentement accordé aux travailleurs qualifiés qui sont des candidats à l’immigration.
 
Il s’agit d’une victoire pour la Commissaire aux langues officielles Dyane Adam, qui avait réclamé que le nombre de points accordés pour la maîtrise des langues officielles passe de 20 à 24, de façon à mieux reconnaître l’importance pour un immigrant de maîtriser la deuxième langue officielle.
 
Le Comité permanent  de la citoyenneté et de l’immigration avait plutôt suggéré dans son rapport de s’en tenir à un maximum de 20 points, tout en demandant au ministère une meilleure répartition du pointage de façon à reconnaître à leur juste valeur les compétences linguistiques des immigrants qui sont bilingues.
 
Les travailleurs qualifiés sont présentement admis en fonction du nombre de points qu’ils obtiennent sur un total de 110, en tenant compte d’un certain nombre de facteurs. Le nouveau règlement modifie la grille de sélection.  Le maximum total passe maintenant à 100 points. Pour être admis au Canada, le travailleur qualifié, l’entrepreneur ou le travailleur autonome devra recueillir au moins 75 points parmi six facteurs. On accordera un maximum de 25 points pour la scolarité, 24 pour la compétence en français et en anglais, 21 pour l’expérience, 10 pour l’âge, 10 pour l’emploi réservé et 10 pour la capacité d’adaptation.
 
La compétence en français et en anglais sera évaluée selon que le candidat a une connaissance de base, moyenne, élevée ou nulle des deux langues officielles. Les demandeurs seront évalués selon leur aptitude à parler, comprendre, lire et écrire les deux langues officielles.
 
Une connaissance élevée d’une première langue officielle sera récompensée par un maximum de 16 points. Une connaissance élevée de la deuxième langue officielle permettra de recueillir 8 points, plutôt que les quatre maigres points que le ministère voulait accorder au départ.
 
Le ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration Denis Coderre, a profité du dévoilement de la nouvelle réglementation pour annoncer la tenue les 15 et 16 octobre à Winnipeg d’une première conférence fédérale-provinciale et territoriale sur l’immigration.
 
La conférence aura notamment pour comme objectif de discuter d’une meilleure répartition de l’immigration entre les régions rurales et urbaines du pays. Le ministre Coderre souhaite en effet que l’immigration devienne un outil de développement régional. Cela est d’autant plus urgent que, selon M. Coderre, il manquera un million de travailleurs qualifiés au pays d’ici 5 ans.
 
On discutera également durant cette conférence de la reconnaissance des diplômes étrangers, qui est une source constante de frustration pour les immigrants qui n’arrivent pas à trouver du travail dans leur secteur professionnel malgré une excellente formation. Mais pour régler le problème, il faudra surtout convaincre les corporations professionnelles au Canada d’assouplir leurs règles d’admission.

 
 






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