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Le 29 juillet 2002
Service de nouvelles de l'APF
Des Franco-Manitobains répondent à l’appel de Jean-Paul II
Christiane Beaupré
Environ 200 Franco-Manitobains du diocèse de Saint-Boniface sont venus à Toronto pour participer à la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ). Ils ont fait ce voyage pour de nombreuses raisons dont la principale était de répondre à l’appel de Jean-Paul II. «Les jeunes respectent beaucoup le Saint-Père. Ils l’aiment beaucoup. Alors quand le Pape parle aux jeunes, ces derniers répondent à son invitation,» explique Richard Fréchette, coordonnateur de la JMJ pour les diocèses de Saint-Boniface et de Winnipeg, qui en est à sa deuxième participation à la JMJ.
«Je suis allé à Rome en 2000, poursuit-il, et j’y ai vécu une expérience qui a vraiment changé ma vie, qui m’a permis de comprendre que mon rôle en tant que catholique était non seulement d’aller à l’église une heure par semaine, mais aussi de vivre ma vie chrétienne tous les jours.» C’est également à la JMJ de Rome qu’il a rencontré celle qui est aujourd’hui son épouse.
Monsieur Fréchette est tout aussi impressionné par sa nouvelle expérience dans la Ville-Reine. «Quand nous sommes arrivés aux célébrations d’ouverture, j’ai été très touché à la vue de tous ces jeunes, de tous les drapeaux du monde entier… c’était incroyable! L’esprit de la JMJ est encore en vie.»
Michelle Rheault, du diocèse de Saint-Boniface, a participé également à la JMJ de Rome. «Avant mon premier voyage, je me sentais tellement seule. En Italie, j’ai découvert que je faisais partie d’une immense communauté. Aujourd’hui, je suis toute aussi émerveillée par les foules, de voir autant de monde excité d’être ici. Je trouve que c’est un bel exemple pour tous.»
Il y a d’autres catholiques qui veulent participer à la JMJ depuis longtemps mais, pour une raison ou une autre, n’ont pas pu le faire auparavant. Chantal Dubé, par exemple, en rêve depuis 1993. «Je me suis mariée la veille de la JMJ à Paris et je n’ai donc pas pu y aller. En 2000, lors de la JMJ à Rome, j’étais enceinte. Mais cette année, j’ai pu venir à Toronto en tant que directrice spirituelle pour le groupe urbain la ZUF, c’est-à-dire la zone française de Saint-Boniface.»
Madame Dubé aime tellement le Pape, dont elle a étudié la vie, qu’elle a nommé son garçon Jean-Paul. «Mon plus grand rêve était de rencontrer le Pape. J’ai étudié un peu les moments importants de sa vie : quand il a été frappé par une voiture conduite par des Nazis, par exemple, ou quand il a perdu ses parents, ou encore lorsqu’il a risqué sa vie en entrant au séminaire, etc.»
La JMJ est un événement touchant pour les pèlerins et ceux-ci ont souvent de la difficulté à trouver les mots pour exprimer tout ce qu’ils ressentent. «C’est une expérience qu’il faut vivre pour comprendre de quoi on parle, dit Chantal Dubé. C’est tellement impressionnant!»
Pour sa part, Mgr Goulet, évêque de Saint-Boniface, qui en était à sa première JMJ, a tenu à y participer pour être près des jeunes de son diocèse. «Je veux être avec eux. Je veux être en pèlerinage avec eux. Je veux prier et, surtout, je veux découvrir et vivre l’Évangile avec les jeunes. Je désire être la lumière du monde et le sel de la terre avec eux. Je désire bâtir l’Église avec eux.»
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Editeur : Association de la presse francophone
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