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10 avril 2001
Services de nouvelles nationales
Les parents n’épargnent pas assez pour les études de leurs enfants
Yves Lusignan
Une majorité d’enfants devront se passer de l’aide financière de leurs parents, lorsqu'ils poursuivront des études postsecondaires.
Une enquête de Statistique Canada révèle qu'une majorité de parents qui souhaitent pourtant que leurs enfants entament des études collégiales ou universitaires, ont négligé d'épargner à cette fin. Et lorsque ces parents ont choisi d'épargner, ils n'ont pas en général mis suffisamment d'argent de côté pour permettre à leurs enfants de couvrir tous les coûts.
Alors que 87 pour cent des enfants du pays ont des parents qui espèrent qu'ils poursuivront des études postsecondaires, seulement 40,7 pour cent de ces mêmes enfants peuvent se vanter d'avoir des parents qui épargnent à cette fin.
Le pourcentage d'enfants dont les parents épargnaient pour leurs études s'élevait à 43,8 pour cent à Terre-Neuve, 35,9 pour cent à l'Île-du-Prince-Édouard, 44,5 pour cent en NouvelleÉcosse, 41,5 pour cent au Nouveau-Brunswick, 28,8 pour cent au Québec, 43,6 pour cent en Ontario, 45,1 pour cent au Manitoba, 50,7 pour cent en Saskatchewan, 44,5 pour cent en Alberta et 44,9 pour cent en Colombie-Britannique.
L'épargne des parents varie en fonction du revenu et de leur propre éducation. Les parents n'épargnent pas suffisamment pour payer la totalité des études postsecondaires de leurs enfants. En fait, soit ils commencent à épargner lorsque l'enfant est jeune, soit ils n'épargnent pas du tout. Et lorsqu'ils épargnent, le placement le plus populaire est le Régime enregistré d'épargne-études (REEE), suivi du compte en fiducie.
La plupart des parents s'attendent d'ailleurs à ce que leurs enfants contribuent financièrement à leurs études collégiales ou universitaires, en travaillant pendant leurs études secondaires et postsecondaires.
Les parents de la moitié des enfants susceptibles de poursuivre des études postsecondaires, s'attendent aussi à ce que ces derniers empruntent pour financer leurs études. Le besoin probable d'un prêt étudiant était le plus élevé au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à l'Île-du-Prince-Édouard.
Editeur : Association de la presse canadienne
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