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Le 26 mai 2005

Service de nouvelles de l'APF

Prêtes pour la fusion!

Étienne Alary

La Fédération nationale des femmes canadiennes-françaises (FNFCF) deviendra, à l’automne, l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne. Issue d’un processus amorcé il y a un an entre le Réseau national d’action éducation femmes (RNAÉF), l’Association des guides franco-canadiennes et la FNFCF, la création de cette future alliance a franchi une étape de plus, le 23 mai dernier, alors que les statuts et règlements de la FNFCF ont été amendés lors de l’assemblée annuelle de l’organisme.

Selon la présidente de la FNFCF, Agathe Gaulin, ce processus a pu paraître long pour certaines et certains, mais il était nécessaire. « Le temps qui s’est écoulé a permis à chaque groupe d’accepter cette fusion », a-t-elle indiqué.

Si la nouvelle structure passe l’étape de la validation, du côté légal, les membres pourront procéder avec l’assemblée de fondation de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne en novembre 2005. « La nouvelle structure va apporter un nouvel élan. La Fédération nationale des femmes canadiennes-françaises a son histoire, son bagage d’expérience, mais sa façon de faire ne plaisait pas à toutes », fait remarquer Mme Gaulin. « Il était temps qu’on le fasse (ce processus d’unification) », d’ajouter la présidente de la FNFCF.

Les membres ont cependant décidé de miser sur les 90 années d’histoire de la FNFCF plutôt que de repartir à neuf. « Il y a certains acquis auxquels nous tenions, comme notre statut d’organisme charitable », évoque Agathe Gaulin.

Cette dernière précise que l’Alliance sera plus inclusive. « Un des changements majeurs, qui nous a été inspiré du RNAÉF, est que des femmes pourront être membres individuelles de l’Alliance. Présentement, seuls les groupes peuvent être membres de la fédération. Ces membres individuels n’auront pas les mêmes droits que ceux des groupes membres, mais cela nous permet tout de même d’aller chercher une clientèle dans des régions où il n’y a pas d’organismes représentants les femmes », explique la présidence de la FNFCF.

Autre nouveauté, en acceptant de se joindre à ce nouvel organisme, l’Association des guides franco-canadiennes devra procéder à la dissolution de l’organisme. En retour, deux postes au sein du conseil d’administration leur seront réservés. « C’est une situation similaire pour ce qui est du RNAEF. Ce réseau est déjà en processus de dissolution depuis novembre dernier et si ça fondation (Fondation Accéd femmes Canada qui verse chaque année des bourses d’études à une femme francophone vivant en situation minoritaire) accepte, un poste lui sera réservé au sein du conseil d’administration. Cette fondation est vue comme un service de l’Alliance », indique Agathe Gaulin.

Celle qui a été élue en juin 2003 à la présidence de la FNFCF confirme son intérêt de poursuivre son implication au sein de l’Alliance des femmes de la francophonie canadienne. « Tellement d’heures ont été mises dans ce processus d’unification. J’ai l’intention de me présenter pour un autre mandat. Par contre, il ne faut pas penser que tous les postes ont été décidés à l’avance. Il y en a peut-être d’autres qui pourraient s’intéresser, d’ici novembre, à la présidence. De plus, ce ne sont pas tous les postes (une représentante par province) au sein du bureau de direction où de l’intérêt a été manifesté », confirme Mme Gaulin.

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