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Le 6 juin 2013 Volume 30 Numéro 19
Crédit photo : http://www.stopbmsb.org/stink-bug-basics/
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Un nouveau ravageur menace les cultures

Par Isabelle Lessard
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Les entomologistes de l’Ontario ont sous leur loupe un insecte qui pourrait causer de graves dommages à plusieurs cultures cette année. La punaise marbrée (brown marmorated stink bug), un insecte d’origine asiatique, s’est établi dans le sud de l’Ontario et sa présence pourrait résulter en de lourdes pertes économiques pour l’agriculture si son nombre n’est pas contrôlé.

 

Les sources de nourriture de la punaise marbrée se trouvent en abondance en milieu rural. Des arbres fruitiers, du soya, du maïs, des vignes, des plants de légumes et de petits fruits, des arbustes ornementaux et des plantes de jardin peuvent devenir des plantes hôtes pour ce ravageur.

 

Bien qu’il existe une multitude de d’insecticides homologués (Lannate, Malathion, Clutch et Actara), ces derniers ne peuvent pas être utilisés sur toutes les espèces à risque.

 

Le ministère de l’Agriculture de l’Ontario encourage fortement tous les agriculteurs à porter une attention particulière autant à leurs cultures qu’à l’intérieur ou sous les bâtiments où l’insecte aurait pu se cacher cet hiver.

 

On rapporte avoir trouvé une population reproductive dans la région de Hamilton à l’été 2012. Mais, la présence plus accrue de la punaise marbrée a été rapportée pendant l’automne et l’hiver derniers dans les maisons de Hamilton et de Burlington puisque ces insectes ont une forte tendance à s’infiltrer dans les bâtiments les températures froides venues.

 

Bien que les autorités affirment n’avoir eu aucun rapport de la présence de la punaise marbrée ni dans les champs, ni dans les cultures horticoles,  les autorités fédérales et provinciales ont déjà mis en place une équipe chargée de répertorier toutes les populations actives en Ontario, particulièrement dans le sud-ouest de la province.

 

Des chercheurs d’Agriculture Canada, du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, le ministère des Affaires rurales et l’Université de Guelph ont constitué une équipe pour identifier les régions agricoles à risque et lister les ennemis naturels de l’insecte.

 

Identification
La punaise marbrée peut facilement être distinguée des autres punaises par ses deux bandes blanches sur chaque antenne. Une bande blanche sur chacune des pattes est aussi une caractéristique à surveiller chez cet insecte indésirable.

 

De plus, son abdomen est plus pâle que son dos et on y retrouve des mouchetures sur les marges.

 

Des photos et d’autres caractéristiques peuvent être trouvées sur le site www.stopbmsb.org.

 

Par ailleurs, toute personne qui croit avoir reconnu cet insecte est invitée à le capturer et à le placer dans un contenant auquel on ajoutera du vinaigre ou de l’alcool à friction pour mieux le préserver. On demande ensuite de contacter le Centre d’information agricole au 1 877 424-1300 ou encore d’écrire un courriel au [email protected] pour en informer les entomologistes qui s’occuperont de le récupérer.

 

Les autorités ontariennes affirment que les premiers insectes ont été découverts par un résident de Hamilton à l’automne 2010.

 

Des cargaisons en provenance de régions infestées arrivées en Ontario seraient à l’origine de la présence de la punaise marbrée dans la province. Selon le MAAO, cet insecte nuisible aurait d’abord tendance à s’installer en milieu urbain avant de se s’attaquer aux cultures agricoles.

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Économie et politique
« Le Tribunal n'a pas compris »
Suite à la publication des motifs de la décision du Tribunal d'appel de l'agriculture, de l'alimentation et des affaires rurales de l'Ontario le 15 avril dernier, le NFU-O a soumis une requête pour aller en appel de la décision du Tribunal prétextant celui-ci aurait errer en droit. «Nous avons retenu les services de l'avocat Sean Bawden pour nous aider à démontrer que le Tribunal a commis des erreurs dans son analyse», a confié à Agricom le nouveau président du NFU-O, John Sutherland. En entrevue avec notre journaliste, M. Sutherland a même affirmé avoir le support du ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation et que les avocats du gouvernement reconnaissent que le Tribunal aurait erré en droit. Malgré la longue liste d'arguments donnés par le Tribunal, le NFU-O n'entend pas modifier ses règlements généraux ou sa façon de fonctionner. «Le Tribunal n'a pas bien compris et nous n'avons pas à changer notre façon de travailler pour leur faire plaisir. On travaille pour nos membres, des agriculteurs, pas pour le Tribunal», a-t-il affirmé avec conviction au téléphone.
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Fraîchement diplômé, mais des défis pleins la tête
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Productions animales
Franco ou anglo ?
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Bioniche se départit de sa division animale
L'entreprise ontarienne Bioniche qui a tant fait parler d'elle pour son vaccin contre la bactérie E. coli (Econiche) veut se départir de sa division animale. La société biopharmaceutique canadienne a indiqué par communiqué le 13 mai avoir déjà reçu trois offres sérieuses, ce qui l'aurait incité à envisager de se dessaisir de cette branche lucrative. Bioniche, qui fabrique et commercialise des produits de santé animale et humaine a confirmé avoir fait appel à une entreprise américaine spécialisée dans les fusions et acquisitions pour de trouver un acheteur. L'entreprise basée à Belleville, en Ontario, a fait savoir par communiqué que son conseil d'administration et la direction discutent depuis plusieurs mois déjà de mettre fin à ses activités de santé animale, mais elle précise que la réception de « plusieurs offres non sollicitées » de rachat de la division aurait précipité les choses.
10 ans depuis la crise de la vache folle au Canada
Pour de nombreux Canadiens, la date du 20 mai rime chaque année avec un congé férié: la Fête de la Reine au Canada ou la Journée des patriotes au Québec. Mais pour l'industrie bovine du pays, le 20 mai représentait cette année la date fatidique où, il y a 10 ans, débutait la «Crise de la vache folle». Au printemps 2003, un cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), communément appelée «maladie de la vache folle», est découvert dans un troupeau de l'Alberta. Toujours hantés par le sceptre de l'épidémie qui a frappé la Grande-Bretagne 17 ans plus tôt, et encore secoués par l'annonce en 1996 que l'ESB était transmissible à l'homme via la consommation de viande contaminée, des dizaines de pays, dont les États-Unis, ont presque aussitôt fermé leurs frontières aux importations de boeuf canadien. Même si aucun cas humain n'a été associé à la consommation de boeuf canadien, il s'en suivit une crise de plusieurs années qui a profondément bouleversé l'industrie bovine se souvient Ted Hane, ancien président de la Fédération d'exportation du boeuf canadien. Il a fallu attendre jusqu'en 2007 pour que la plupart des restrictions d'importation soient levées. Pourtant, il le constate aujourd'hui, l'industrie bovine se remet encore difficilement des conséquences économiques de cette crise, notamment parce que l'industrie a eu de la difficulté à reconquérir le marché des exportations après la crise, alors que des pays compétiteurs ont su occuper rapidement la place laissée vacante par le Canada.
Productions végétales
Un printemps explosif pour les marchés des grains
Le début de saison des cultures aura été haut en couleur pour le marché des grains ce printemps. Ce que nous vivons présentement n'a cependant rien d'aussi inhabituel qu'on voudrait bien le croire. La réalité c'est que pour l'instant, les prix des grains suivent essentiellement leur comportement typique saisonnier. Comme le veut en effet cette tendance, il est très normal de voir les prix grimper au cours du printemps pendant les semis, de la même manière d'ailleurs qu'ils reculent généralement à la récolte. Pourquoi? En un seul mot : incertitudes. Chaque année à ce moment-ci, les marchés sont plus nerveux à savoir ce que seront les quantités de grains récoltés et, à mesure que s'estompe cet inconnu à l'approche de l'automne, cette nervosité s'effrite tranquillement. Reflétant cette réalité, les prix des grains atteignent donc généralement leurs sommets au cours des mois de juin, et parfois juillet, pour ensuite toucher des creux à la récolte. Cette année en est une cependant assez éprouvante.
Les producteurs maraîchers désavantagés par les prix trop élevés
Vingt-deux millions de dollars. C'est la somme estimée par l'Association des producteurs de fruits et légumes de l'Ontario (OFVGA) et payée en plus par les agriculteurs chaque année pour les produits de protection des cultures par rapport à leurs concurrents américains. Et cet écart pourrait être plus important encore. L'OFVGA en est venu à cette conclusion à la suite d'une analyse des données d'une enquête réalisée en 2012 par le campus de Ridgetown de l'Université de Guelph. Celle-ci portait sur les prix moyens des principaux facteurs de production agricole aux États-Unis et en Ontario. Le carburant, l'engrais et 28 autres produits de protection des cultures faisaient partie des données en plus des résultats de la plus récente enquête sur l'utilisation de pesticides menée par le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation (MAAO). L'analyse effectuée par l'Association démontre que seulement trois des 28 produits sont vendus à prix inférieur en Ontario. Il s'agit de l'herbicide liquide RoundUp Weather Max, l'insecticide à large spectre Guthion Solupak et le fongicide Dithane DG Rainshield. Tous les autres produits sont vendus plus cher en Ontario qu'aux États-Unis, indique-t-on par voie de communiqué.
Un nouveau ravageur menace les cultures
Les entomologistes de l'Ontario ont sous leur loupe un insecte qui pourrait causer de graves dommages à plusieurs cultures cette année. La punaise marbrée (brown marmorated stink bug), un insecte d'origine asiatique, s'est établi dans le sud de l'Ontario et sa présence pourrait résulter en de lourdes pertes économiques pour l'agriculture si son nombre n'est pas contrôlé. Les sources de nourriture de la punaise marbrée se trouvent en abondance en milieu rural. Des arbres fruitiers, du soya, du maïs, des vignes, des plants de légumes et de petits fruits, des arbustes ornementaux et des plantes de jardin peuvent devenir des plantes hôtes pour ce ravageur. Bien qu'il existe une multitude de d'insecticides homologués (Lannate, Malathion, Clutch et Actara), ces derniers ne peuvent pas être utilisés sur toutes les espèces à risque. Le ministère de l'Agriculture de l'Ontario encourage fortement tous les agriculteurs à porter une attention particulière autant à leurs cultures qu'à l'intérieur ou sous les bâtiments où l'insecte aurait pu se cacher cet hiver.
Technologie agricole
Quand sécurité rime avec application mobile
Des chercheurs de l'Université du Missouri ont développé une application pour téléphones intelligents qui utilise des systèmes GPS pour localiser les agriculteurs qui sont blessés ou encore coincés sous leur tracteur ou leur machinerie. L'application, appelée VRPETERS (Vehicle Rollover Prevention Education Training Emergency Reporting System), utilise des capteurs et des données GPS intégrées dans les téléphones intelligents qui peuvent détecter les renversements. Une fois que l'application détecte un tonneau, par exemple, il envoie automatiquement un courriel et fait un appel aux services d'urgence, indiquant les coordonnées géographiques de l'accident. « Les accidents dus aux renversements accidentels des tracteurs ont tué beaucoup de gens depuis le début de leur utilisation dans la production agricole», a déclaré Bulent Koc, professeur adjoint au Agricultural Systems Management de l'Université du Missouri et développeur de l'application. «De plus en plus d'agriculteurs utilisent leurs téléphones intelligents pour surveiller les conditions météorologiques, calculer les facteurs de production et autres. Comme ils ont déjà leur téléphone avec eux, l'installation de VRPETERS pourrait aider à sauver des vies», poursuit-il.
Vie rurale
Le Collège Boréal et le Campus d'Alfred renouvellent leur collaboration
Le Collège Boréal et le Campus d'Alfred ont renouvelé le 25 mai leur entente de collaboration sur le programme de Techniques de soins vétérinaires (TSV). Portant sur les trois prochaines années, cette nouvelle entente intervient près d'un mois après la signature d'un partenariat novateur entre le Collège Boréal et la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de l'Ontario et l'ouverture officielle d'une nouvelle aile vétérinaire au campus principal du Collège Boréal à Sudbury. Depuis 1995, le programme de TSV aura permis à 432 étudiants d'obtenir leur diplôme collégial de deux ans et de pratiquer le métier de leur choix en lien avec les sois vétérinaires aux petits animaux et aux animaux de ferme.
Une première rurale au centre-ville d'Ottawa
C'est sous un soleil éclatant et une chaleur hors des normes saisonnières que c'est déroulé la toute première édition de l'Exposition rurale du maire d'Ottawa. Plusieurs curieux se sont déplacés pour assister à cet évènement d'envergure le 31 mai dernier à l'hôtel de ville de la capitale nationale, à la place Jean-Biggott et la place Marion-Dewar. « Nous sommes la plus grande collectivité rurale du Canada, a affirmé le maire d'Ottawa, Jim Watson. [L'Exposition est] l'occasion pour les résidents des secteurs ruraux d'Ottawa de promouvoir les foires et les musées ainsi que l'agriculture et l'artisanat auprès de la population du secteur urbain.» Pas moins de 47 kiosques étaient sur place pour accueillir les visiteurs et leur faire découvrir leurs spécialités. Tout le monde a pu trouver son compte, que ça soit auprès d'organismes qui offraient des échantillons de nourriture, comme les Canadian Organic Growers ou encore le Jardin Rochon, ou de ceux qui présentaient leurs créations artistiques.
L'agriculture : 3e au rang des émissions de GES
La production de gaz à effets de serre (GES) a crû de 13 % depuis 1990, selon une étude menée par le World Watch Institute. Mais malgré cette augmentation de la production, il s'agit d'une hausse relativement limitée par rapport à la croissance de 23 % qu'a connue le secteur agricole pendant cette même période. On pourrait donc dire que l'agriculture connaît une bonne efficacité énergétique depuis une vingtaine d'années. L'industrie agricole a produit l'équivalent de 4,7 milliards tonnes de dioxyde de carbone (CO2) en 2010, classant ce secteur d'activité au 3e rang des industries émettant le plus de gaz à effets de serre, devant l'utilisation de combustibles fossiles comme source d'énergie et le transport.
Un pas de plus vers la reconnaissance des droits des francophones, mais...
Pour l'Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), la décision du juge Michel Charbonneau en faveur des producteurs franco-ontariens est un gain inestimable pour la communauté agricole, mais son directeur exécutif, Simon Durand, ne cri pas victoire. Il se veut prudent quant aux répercussions « limitées » de ce jugement de la cour. Selon lui, le cas des producteurs de poulets de l'Est ontarien en est un particulier qui ne pourra pas nécessairement permettre aux autres producteurs agricoles francophones de faire avancer leur cause concernant leurs droits linguistiques. « Ils avaient l'avantage d'avoir un historique commercial qui leur permettait de garantir ce droit [de faire affaire dans la langue de leur choix], mais on aimerait que tous les producteurs ontariens qui veulent transiger avec une agence de commercialisation, peu importe leur localisation dans la province, puissent le faire en français », a-t-il confié à Agricom. Simon Durand ne se fait pas d'illusion. « Je ne pense pas que cette décision ait une influence sur les producteurs d'oeufs ou de lait puisque ceux-ci ont déjà accès à des infrastructures sur des marchés locaux dans l'Ontario », ajoute le directeur exécutif, non sans un brin de désolation.
Nouveau numéro sans frais à retenir
Les agriculteurs ontariens qui désirent communiquer avec le ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation (MAAO), ainsi que le ministère des Affaires rurales (MARO) pourront désormais appeler à un numéro unique, sans frais, au 1-877-424-1300.
Agricorp : la période illimitée de prescription contestée
Quelque 85 fermiers ontariens ont déposé une demande d'interprétation de la Loi sur la prescription des actions à la Cour de justice supérieure. Ils remettent en question le fait qu'Agricorp bénéficie d'une période illimitée pour recouvrer les montants trop-payés dans le cadre des programmes qu'il administre. Les agriculteurs jugent qu'étant une agence qui livrent des services au nom du gouvernement, Agricorp ne peut aller récupérer à tout moment les fonds qui lui sont dus par les producteurs. « Fondamentalement, la Couronne a une période illimitée de prescription peu importe depuis combien de temps la dette est en attente de remboursement. Nous croyons qu'il y a une chance raisonnable qu'Agricorp n'ait pas cet avantage et nous demandons à la Cour d'interpréter cette section », précise Me Donald Good, l'avocat qui représente les agriculteurs. « Nous avons déposé notre demande à ce moment-ci, car Agricorp est en train d'essayer de recouvrer des millions et des millions de dollars et la plupart des réclamations datent de plus de deux ans, ajoute-t-il. Si la loi est interprétée de la façon que nous suggérons qu'elle doit l'être, ces réclamations n'auront pas à être payées par les agriculteurs. »
« Vous avez le mandat de nourrir la planète. Rien de moins! »
La fébrilité et la fierté régnaient le 25 mai à l'Université de Guelph-Campus d'Alfred où parents et amis s'étaient rassemblés pour assister à la remise de diplômes des quelque 46 finissants des trois programmes d'études à temps plein offerts par l'établissement d'enseignement. Sur le côté de la scène, on pouvait lire sur le visage des futurs diplômés l'anticipation face à leur avenir, le marché du travail les attendant à bras ouverts. C'est d'ailleurs sur cette note positive que la directrice du campus a prononcé un discours émouvant sur ce que leur réservait l'avenir dans les domaines de l'agriculture, des soins vétérinaires et de la nutrition. Elle s'est d'abord adressée aux finissants en Technologie agricole en leur disant « vous avez le mandat de nourrir la planète. Rien de moins! » Elle les a invités à être de fiers ambassadeurs du milieu agricole et à « veiller à ce que les aliments que nous consommons continuent d'être produits dans nos campagnes, afin qu'elles restent bien vivantes et que l'agriculture demeure un pilier de notre économie ».