Le 20 octobre 2006
L'Aurore boréale
Le Parti du Yukon gagnant... les garderies perdantes?
marie-Hélène Comeau
Les garderies du Yukon ont uni leur voix pour sensibiliser les candidats lors de la récente campagne électorale. Des trois partis en lice, celui de M. Fentie semblait être le plus éloigné des demandes du secteur de la petite enfance. On y parle de prolongation des consultations, mettant en doute la nécessité d’y injecter davantage de financement dans une crise dont les enfants et les parents font les frais.
« Le programme du Parti du Yukon mentionnait désirer réduire les coûts qui sont exigés aux parents. Toutefois, tout au long de la campagne, les candidats ont été dans l’incapacité de nous dire comment le parti allait procéder », explique Marc Champagne, président de La garderie du petit cheval blanc. « Notre travail maintenant est d’insister auprès des élus pour qu’ils tiennent leur promesse. Il y a encore beaucoup de travail à faire dans ce secteur où les parents doivent payer jusqu’à 75 % des frais de garde , déplore-t-il.
Ces quatre dernières années, le gouvernement de M. Fentie a bien augmenté ses subventions de 40 % dans le secteur de la petite enfance. Dans les faits toutefois, comme c’est le cas pour La garderie du petit cheval blanc et de plusieurs garderies au Yukon, cette hausse était nettement insuffisante. Dans un secteur où l’apport gouvernemental ne représente que 20 % du montant total du fonctionnement l’équation s’est transformée. Pour les garderies, ce 40 % ne représentait qu’un maigre 2 % d’augmentation.
« Ces dernières années, les coûts liés au chauffage, ou à la nourriture par exemple ont grimpé en flèche. Que pouvons-nous concrètement faire avec une hausse de subvention de 2 % ? », souligne Marc Champagne, qui est impatient de rencontrer le ou la ministre qui sera responsable du dossier de la petite enfance.
Editeur : L'Aurore boréale
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