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Publié le mercredi 4 août 2010 | Mis à jour le mercredi 4 août 2010

La ruée vers l’or: un voyage qui défie le temps

Marie-Hélène Comeau

L’œil pétillant et le sourire aux lèvres le réalisateur Martin Cadotte et l’animateur Georges-Hébert Germain sont visiblement heureux dès qu’ils abordent le tournage de la série documentaire La ruée vers l’or. Depuis le début de l’été, ils suivent de près les participants qui ont fait un saut dans le temps pour devenir chercheurs d’or.

Depuis le mois de mai, vêtus de leurs costumes d’époque, les 10 participants, choisis parmi près de 1 200 candidats, ont escalade la piste Chilkoot, de Dyea, en Alaska, jusqu’au lac Bennett, au Yukon, où ils ont construit des radeaux d’époque.

Comme les chercheurs d’or d’autrefois, les participants ont transporté 5 000 livres d’équipement et de provisions sur ce chemin périlleux. Leur objectif est simple: reconstituer la quête des chercheurs d’or du Klondike de 1898 de la façon la plus authentique possible.
Une équipe importante de techniciens, habillés pour leur part avec des vêtements de plein air modernes, suivent et enregistrent les péripéties de ces chercheurs d’or en herbe.

La série documentaire, qui sera diffusée au Canada français sur les ondes de TFO et TVA en 2011, comprendra huit épisodes. Cette série fait suite aux émissions Destination Nor’Ouest qui racontaient la vie et l’histoire des voyageurs.

Dans chacun des épisodes, Georges-Hébert Germain, géographe de formation, évoquera un personnage francophone de l’époque qui faisait partie de cette grande migration humaine de 1898.

« L’émission Destination Nor’Ouest a eu un impact chez l’auditoire beaucoup plus fort que ce qu’on avait planifié. Cet amalgame de film documentaire et de téléréalité nous permet ce déplacement dans le temps et dans l’espace. C’est fascinant », lance M. Germain. « Durant le voyage, j’ai fait des petits bouts de chemin avec les participants. J’arrive toujours sur les lieux frais comme une rose. En réalité, c’est eux qui travaillent très fort », rappelle ce passionné de l’histoire, avec raison.

Les conditions de voyage, tout comme il y a plus de 100 ans, n’ont pas toujours été faciles. Les participants ont dû pousser leurs limites pour arriver à franchir plusieurs fois le col Chilkoot, afin d’arriver à tout transporter d’un côté à l’autre de la frontière Alaska/Yukon. La pluie, le froid et le verglas auront demandé une force physique et mentale énorme surtout pour les participants, mais également pour l’équipe technique qui les suit pas à pas.

« Ils ont monté 14 fois les l’escalier doré, et nous les avons suivis pour filmer tout cela. Nous devions tous le faire, même dans des conditions difficiles. On savait toutefois dans quelle aventure on s’embarquait et que ça n’allait pas être facile », confie le réalisateur de la série documentaire, Martin Cadotte, dont l’idée originale venait des Productions Rivard du Manitoba. « Tout comme les émissions Nor’Ouest, il s’agit d’un projet extrêmement difficile qui demande jusqu’à 15 heures de travail par jour. Malgré tout, cela se passe dans une belle atmosphère. C’est d’ailleurs toujours les mêmes personnes qui, de projet en projet, décident de nous suivre. C’est bon signe », confie Martin Cadotte, dont l’emballement pour le projet semble enlever par magie toute trace de fatigue.

Au moment de mettre sous presse, les participants venaient tout juste de quitter Whitehorse avec leurs radeaux où ils s’étaient arrêtés pour quelques jours. Les chercheurs d’or devraient arriver à Dawson vers la mi-août pour se mettre à chercher les pépites tant convoitées.

Editeur : L'Aurore boréale