Prenez deux gars, une fille, deux guitares et une basse, mélangez le tout et vous obtiendrez… Sol bémol. Le trio, composé de Jean Bilodeau, Leia Laing et François Tremblay, a livré une excellente prestation. Je pensais que je savais à quoi m’attendre mais quelle surprise! On était à des lieux des soirées open mic du mardi soir! Une plus grande complicité s’installe entre les sol bémoliens et on sent qu’ils s’amusent. Chacun trouve et prend la place qui lui revient. Les trois auteurs-compositeurs possèdent chacun un parcours bien différent mais ils ont su allier leurs forces pour produire un spectacle intime et chaleureux. En plus de nous offrir, tout à tour, certaines de leurs créations, nous avons eu droit à Tassez-vous de d’là des Colocs et à Un musicien parmi tant d’autres d’Harmonium.
Vulgaires machins
Qui sont les Vulgaires machins? Ce sont trois gars et une fille de Granby qui font du punk-rock en français. Ce sont des textes percutants, souvent ironiques, et des riffs à lacalifornienne. C’est aussi une prise de conscience sociale, une critique de notre monde ultra-capitaliste, une prescription contre le mal de vivre chronique. Et c’est aussi un des groupes québécois les plus populaires. Les Vulgaires nous ont balancé toute une brique en pleine face, samedi soir dernier. Malgré l’absence de l’un de leurs membres (Marie-Ève, guitare et voix), on a eu droit à une prestation des plus décapantes! Guillaume, Maxime et Patrick nous ont livré un set d’une douzaine de tounes tirées de leurs trois albums (24-40, Regarde le monde et Aimer le mal) et du split enregistré en collaboration avec Burning heads (Crossing the bridge). J’attendais avec impatience A et Anesthésie mais, par compassion envers leur comparse féminine (qui assure une partie des voix sur ces chansons), le groupe a préféré ne pas les faire. Malgré leur statut de « rocks stars hyper cool », les Vulgaires sont gens simples, accessibles, qui font leur job sérieusement, mais sans se prendre au sérieux. Le batteur du groupe a même pris le temps de donner un atelier (qui fut très intéressant et apprécié) au cours de l’après-midi, avant leur spectacle.
L’endroit où a eu lieu le spectacle (la salle William Pasco de l’hôtel Bessborough) n’était pas vraiment appropriée. Beaucoup trop grande pour le nombre de personnes qui ont assisté au spectacle… et beaucoup trop de tapis! On avait l’impression d’être dans le sous-sol d’une église. Il faut dire que deux événements ont été organisés en même temps et cela a forcé plusieurs personnes à faire un choix. Peut-être cela explique-t-il
la foule pas si nombreuse (mais en délire!) qui a accueilli les Vulgaires machins dans le cadre du Coup de cœur francophone.