Le 4 mai 2005
La Nouvelle
Joanne Méthot: une aide-enseignante qui a donné beaucoup à la communauté
Par : Jonathan Blouin
Editeur : La Nouvelle
CASSELMAN - Joanne Méthot a pris sa retraite en octobre 2004, après une carrière de 18 ans en éducation, à titre d’aide-enseignante. Même si son travail, tout comme celui de nombreuses éducatrices, demeure souvent dans l’ombre, il n’en est pas moins important. Les éducatrices et les aide-enseignantes verront d’ailleurs leurs efforts soulignés, lors d’une journée qui leur est dédiée, aujourd’hui même, le 4 mai.
Comme bien d’autres, Joanne Méthot a œuvré dans plusieurs écoles de l’Est ontarien, avant de prendre sa retraite cette année. Elle se rappelle ses débuts, à Bourget, comme si c’était hier. «J’ai commencé à l’école Sacré-Cœur, dans une classe pour les malentendants. On travaillait en rotation avec certains élèves et on formait une belle équipe», indique Mme Méthot.
Elle a par la suite œuvré à Limoges, alors qu’elle a suivi deux élèves pendant quatre ans. «C’était une autre paire de manches, un peu différent de mes fonctions à Bourget. Je travaillais en collaboration avec les enseignantes et on intégrait les élèves dans leur classe», poursuit celle qui a toujours eu comme passion l’éducation.
Ce n’est qu’après ces deux séjours qu’elle a fait le saut au niveau secondaire, alors qu’un défi complètement différent l’attendait à l’école secondaire de Casselman (ESC). «Les élèves ont des besoins qui ne sont pas les mêmes. J’ai eu les mêmes élèves pendant cinq ans et on suivait de près leur intégration dans leurs classes. Le but c’est de les aider à s’organiser, avec leurs notes et leurs cahiers. Souvent, je les suivais dans leurs classes et je prenais moi aussi des notes, pour qu’on puisse les comparer une fois qu’on retournait au local».
Quelques années plus tard, elle s’est retrouvée à deux pas de l’ESC, au Pavillon Saint-Paul. Cette fois, elle a travaillé avec des élèves souffrant d’un handicap auditif ou visuel. «J’ai dû prendre des cours, pour apprendre les besoins de ces élèves et être en mesure de mieux réagir. Le rôle d’une éducatrice est varié, dépendamment de la classe à laquelle on est attitrée. À Saint-Paul, on faisait du un à un, et on tentait d’éveiller les sens des jeunes», raconte Mme Méthot.
Par la suite, après le décès de son mari, l’aide-enseignante a pris un temps d’arrêt, avant de retourner travailler avec les élèves. Elle a encore une fois opté pour le changement, se dirigeant dans une classe de difficulté d’apprentissage, toujours au Pavillon Saint-Paul.
«J’avais besoin d’un grand changement après et c’est pour ça que je suis allée à Plantagenet dans une classe de déficience légère. On était six enseignantes pour 12 élèves. On les préparait à la vie et au monde du travail de notre mieux, mentionne-t-elle. Pour faire ce genre de travail, il faut adorer les jeunes. Ma réussite c’était à la fin de l’année, quand je voyais tout le progrès qu’on avait effectué avec un enfant et de voir comment il vieillissait. On tente de les intégrer le plus possible, pour ne pas qu’ils soient montrés du doigt».
Partout dans l’Est ontarien, plusieurs aide-enseignantes et éducatrices verront leur travail être souligné, lors d’une journée qui leur a été dédiée, dans le cadre de la Semaine de l’éducation.
«Mon plus beau souvenir durant toutes ces années, c’est de voir les jeunes plus tard et de me rappeler ce qu’ils m’ont apporté sur le plan personnel, car chacun de mes élèves m’a apporté quelque chose comme individu», souligne celle qui a pris une retraite bien méritée.
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