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Le 18 mai 2005

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Aventure avec le Cirque du Soleil: Charline Boulerice fait son chemin comme costumière

Par : Jonathan Blouin
Editeur : La Nouvelle

CASSELMAN - Originaire de la région de Casselman, Charline Boulerice a maintenant 29 ans et se passionne pour les différentes sortes de costumes. Après une expérience inoubliable avec le Cirque du Soleil et quelques séjours parisiens, elle tente de vivre du métier qu’elle a appris au cours des dernières années.

En effet, la mode, les vêtements et la fabrication de costumes ont toujours figuré au haut de sa liste d’intérêts. «Il y a toujours des costumes, que ce soit au théâtre, au cinéma ou à l’opéra et ils complètent le personnage du comédien. J’ai toujours été intéressée aux vêtements et à la mode. C’est une façon comme une autre de s’exprimer. Ça prolonge le jeu des acteurs, souligne-t-elle. En tant qu’assistante aux costumes ou en tant que conceptrice, nous avons toujours des contraintes et il faut s’adapter», indique celle qui a œuvré à titre d’assistante aux costumes pour le nouveau spectacle KÀ, du Cirque du Soleil, présenté au MGM Grand, à Las Vegas.

Elle avoue franchement que beaucoup de travail a été effectué avant la première de ce spectacle, lancé le 3 février dernier. «Je faisais le lien entre la conceptrice et les ateliers. Nous devions fabriquer des costumes pour plus de 200 personnes. J’ai aidé à la recherche, à l’administration et à la supervision des travaux. Le tout a été créé à Montréal, mais nous sommes allés cinq mois à Las Vegas pour tout mettre en place».

Au cours de ces cinq mois, elle n’a pas que travaillé. «J’en ai profité aussi pour visiter un peu. Nous étions un très bon groupe, qui vivait en communauté. On a eu énormément de plaisir, même s’il fallait travailler de longues heures. Nous sommes allés au Grand Canyon et la région est parsemée aussi de parcs nationaux», ajoute Charline Boulerice.

Cette dernière a ainsi appris à maîtriser de nouvelles techniques de travail, étant auparavant habituée à travailler sur une plus petite échelle. En fait, depuis sa sortie des bancs universitaires, elle a conçu plusieurs costumes pour des pièces de théâtre de la région métropolitaine de Montréal. «J’ai travaillé deux ans à Montréal, où je demeure encore présentement et je travaillais pour des petites productions. Je suis ensuite allée vivre à Paris, pour un autre deux ans, alors que j’ai travaillé à l’Opéra de Paris, en tant que coordonnatrice des costumes.»

Là-bas, elle a travaillé sur deux créations et trois reprises de spectacles, déjà présentés sous le toit de l’Opéra, il y a plusieurs années. En moyenne, elle indique qu’à chaque année, l’Opéra de Paris met sur pied une vingtaine de spectacles, dont sept ou huit nouvelles créations.

«Il a fallu que je me familiarise avec le monde de l’opéra, mais nous avions accès à beaucoup de matériaux pour effectuer nos recherches. Contrairement au Cirque du Soleil, où les comédiens devaient absolument avoir des costumes facilement mobiles, les chanteurs d’opéra avaient besoin d’être plus à l’aise, pour aider leur respiration. Il y a toutefois toujours des contraintes que nous devons respecter.»

Elle souligne que son expérience en France a été bénéfique. «J’ai toujours voulu aller travailler à l’étranger et mon conjoint (Emmanuel Jacques) est Français, donc l’occasion était belle, surtout qu’il y un tout un historique derrière ces pièces et cet opéra», mentionne Mme Boulerice.

Avant de prendre part à toutes ces aventures, Charline Boulerice a complété ses études secondaires à Casselman, un programme en beaux-arts à l’Université d’Ottawa, avant de poursuivre ses études à l’Université Concordia, dans le programme de théâtre, avec une spécialisation en scénographie.

«Le temps que j’ai été partie un peu partout m’a ralenti à Montréal. Dans ce métier, il faut avoir les bons contacts et se créer des affinités. Mais j’espère un jour gérer mes propres productions au niveau des costumes, c’est certain».



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