Le 26 mai 2005
La Nouvelle
«Survivons à notre bal des finissants»: une simulation qui aurait pu tourner au cauchemar
Par : Jonathan Blouin
Editeur : La Nouvelle
EMBRUN - Les élèves de 12e année de l’École secondaire Embrun (ESE) ont eu droit à une simulation, vendredi dernier, dans le cadre du programme «Survivre à notre bal des finissants». Néanmoins, la simulation aurait pu tourner au cauchemar, n’eut été de l’intervention rapide des pompiers volontaires.
Comme c’est le cas depuis plusieurs années, en collaboration avec les différents services d’urgence de la région, une simulation est mise sur pied pour sensibiliser les élèves face au danger de l’alcool au volant.
Peu de temps après que la douzaine de pompiers sur place eurent terminé de couper le toit d’un des deux véhicules impliqués dans la simulation, ils ont reçu un appel, un vrai cette fois.
Ils ont dû se rendre en vitesse pour éteindre un feu d’herbe qui menaçait la grange de François Blanchard. Ce dernier était toutefois présent à l’ESE, car son fils Carl, jouait le rôle de la victime dans la simulation.
«Je croyais avoir bien éteint les feuilles que j’ai fait brûler plus tôt dans la journée. Les pompiers sont arrivés à temps et le feu n’a pas eu le temps de se propager à l’intérieur de la grange», a expliqué le père de famille.
En fait, les quatre camions de pompiers étaient déjà sur place à l’école secondaire au moment où l’appel a été logé. Ils étaient par surcroît également en uniforme. Le feu a été maîtrisé à peine quelques minutes après leur arrivée, mais n’eut été de cette intervention rapide, le feu aurait facilement pu se propager.
Pour ce qui est du reste de la simulation, les objectifs visés ont été atteints. «Plusieurs de nos élèves ont quitté; ils faisaient beau vendredi et c’était à la veille d’un long congé. Mais ceux qui sont demeurés à l’école ont assisté à la simulation et tout s’est très bien déroulé», révèle l’enseignante responsable, Shirley Baaklini.
Avant de se rendre à l’extérieur, les élèves de l’ESE ont assisté à une présentation de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sur les conséquences face à la drogue et une autre présentation de la Police provinciale de l’Ontario (PPO) sur la loi et l’alcool. Ils ont également profité des conseils d’une représentante d’une firme d’assurances.
«Avant de sortir, ils ont écouté un vidéo et c’est par la suite qu’une des élèves est entrée pour signifier qu’il y avait eu un accident, mentionne l’enseignante. Après la simulation, ils ont eu une courte séance de débriefing, l’annonce du décès et une cérémonie pour les funérailles de Carl.»
Les parents de la pseudo-victime étaient également présents sur les lieux de la simulation. Même si tous étaient au courant de la simulation, la scène laisse cependant des images chocs de ce à quoi pourrait ressembler un véritable accident.
Les pompiers ont utilisé les pinces de désincarcération, pendant que des ambulanciers soignaient des blessés et que Daniel Lafleur, le propriétaire de la maison funéraire, s’occupait du corps de la victime.
Parmi les huit élèves impliqués, Chelsey-Rae DesRoches jouait le rôle d’une passagère grièvement blessée, tandis que Jessica McNeil était aussi blessée et en état de choc.
Chaque année, ce genre de simulation, accompagnée de quelques présentations et d’une cérémonie, a lieu dans les écoles secondaires de la région, spécialement à l’aube du bal des finissants.
D’ailleurs, un nouveau vidéo intitulé Pas prêt à partir a été lancé, au mois de mai, dans la région d’Ottawa. Celui-ci raconte le cauchemar de 14 jeunes, à bord de quatre voitures, qui revenaient d’une fête vers la fin de la nuit, lorsqu’une des voitures, en tentant un dépassement, a percuté un camion en sens inverse. Du coup, cinq jeunes de 16 à 18 ans ont perdu la vie.
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