Le 17 août 2005
La Nouvelle
Omnium Jacques Martin: plus de 75 000 $ pour des causes importantes!
Par : Jonathan Blouin
Editeur : La Nouvelle
ROCKLAND - Même en Floride, Jacques Martin n’a rien perdu de sa popularité dans l’Est ontarien, lui qui est originaire de Saint-Pascal-Baylon. Le neuvième omnium qui porte son nom devrait permettre d’amasser plus de 75 000 $, qui seront remis à la Maison de Roger, en l’honneur du défunt Roger Neilson, et à la recherche pour les maladies du cœur.
«Nous avons encore une fois plus de 360 golfeurs et j’apprécie le soutient des commanditaires et de la communauté, qui participent toujours en grand nombre, a indiqué M. Martin, lors du traditionnel point de presse de début de journée, une trentaine de minutes avant qu’il ne prenne le départ du premier tertre, au Club de golf Outaouais. Nous contribuerons à la Maison de Roger, qui était un de mes bons amis, et à la recherche pour les maladies du cœur. C’est aussi un moment opportun pour bâtir des relations et nous envisageons en faire un autre l’an prochain».
Parmi les joueurs invités, le conférencier Garry Galley a fait le voyage, tout comme Chad Kilger, Serge Payer et Chris Phillips, un ancien protégé de Martin à Ottawa qui continue d’appuyer la cause de son ancien dirigeant. Quelques journalistes et collègues de Jacques Martin ont également accepté l’invitation, dont François Gagnon, débatteur à 110 %, Jacques Demers, Yvon Pedneault et Marc Crawford. Les anciens joueurs, Frank St-Marseilles, Claude Larose, et Jim Kite, qui a porté les couleurs des défunts Jets de Winnipeg, ont aussi répondu par l’affirmative au pilote des Panthères de la Floride. Les anciens arbitres Denis Morel et Bob Kilger, le père de Chad, ont par le fait même profité des allées du Club de golf Outaouais.
Questionné au sujet de son avenir en Floride, Jacques Martin a gardé son tact habituel, réitérant sa philosophie de bâtir avec la jeunesse. «L’organisation compte plusieurs beaux espoirs, dont (Nathan) Horton et (Jay) Bouwmeester, mais la clé demeure devant le filet, avec Roberto Luongo. Nous avons ajouté quelques bons vétérans, qui amèneront une nouvelle dimension, a-t-il expliqué. Nous sommes allés chercher des vétérans pour l’appuyer. J’aurai l’occasion de jaser de nouveau avec lui la semaine prochaine dans le cadre du camp olympique».
Quant aux insuccès des Panthères au cours des dernières campagnes, Jacques Martin s’est contenté de dire que les jeunes prennent un certain temps à se développer et qu’il avait longuement discuté de la philosophie avec les propriétaires de l’équipe lorsqu’ils l’ont approché. «Il y a eu de l’instabilité aux cours des dernières saisons et ils n’ont pas réussi à faire les séries, mais avec les ajouts de cette année, nous serons en meilleure position», a-t-il confié.
Même s’il sera loin de son patelin, M. Martin continue d’être affilié à la région. «Je proviens d’ici et j’ai beaucoup de membres de ma famille dans la région. Une journée comme celle-ci est aussi importante pour amasser des fonds. Mon père est décédé d’une maladie du cœur, donc ça me touche directement. C’est également une journée avec les amis. Au cours des dernières années, la participation du secteur corporatif a fait une différence. Le comité organisateur fait annuellement un excellent travail».
Concernant l’attaquant local Serge Payer, l’entraîneur des Panthères avait de bons mots pour son futur protégé, affirmant qu’il semble prêt à reprendre l’action. «Il a fait beaucoup de réhabilitation et il semble en bonne santé», ne niant pas qu’il aurait vraisemblablement débuté la dernière saison avec les Panthères, n’eut été du lock-out, qui a bousillé les activités de la ligue en 2004-2005.
Néanmoins, il y avait un peu moins de joueurs professionnels qu’à l’habitude, ce que le porte-parole du comité organisateur, Jean-Pierre Groulx, explique par une multitude de facteurs.
«Plusieurs joueurs n’ont pas passé l’été dans la région et Jacques est maintenant un membre de l’organisation des Panthères, même si Chris Phillips, des Sénateurs est venu quand même. Todd White devait être avec nous, mais sa signature au Minnesota l’a contraint à faire le voyage aux États-Unis.»
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