Le 17 août 2005
La Nouvelle
Visite à la ferme: Bélanger et Boudria donnent leur aval au projet d’abattoir
Par : Jonathan Blouin
Editeur : La Nouvelle
EST ONTARIEN - Alors que l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO) tente par tous les moyens de mettre en marche leur projet d’abattoir régional, dans la région de Prescott et Russell, ils ont reçu des appuis importants la semaine dernière, avec la visite de Mauril Bélanger et de Don Boudria.
Rencontrés par Pierre Bercier, le président de l’UCFO, lors de l’investiture libérale à Saint-Isidore, le 2 août dernier, les deux hommes politiques ont semblé emballés par l’idée et ont voulu rencontrer les agriculteurs. Cette rencontre devait se tenir dans leurs bureaux d’Ottawa, mais MM. Bélanger et Boudria ont choisi de rencontrer les agriculteurs sur leurs terres, dans l’Est ontarien, geste qui, selon Pierre Bercier, a été apprécié.
«Ça s’est très bien passé et ils sont venus en quelque sorte reconnaître notre projet. Ils savent que le projet d’abattoir est dans les mains de l’UCFO et c’est correct. D’ici deux semaines, nous devrions être en mesure de recevoir des subventions pour une étude de marché et de faisabilité.»
Auparavant, les promoteurs du projet devront chercher à élaborer les termes de référence de leur étude de marché. «Je ne serais pas surpris, avec ce qu’on a reçu des consultants jusqu’ici, que l’étude coûte entre 100 000 $ et 200 000 $. Ce sont des gens spécialisés et ça va apporter du crédit au projet.»
Néanmoins, les agriculteurs devront fort probablement débourser près de la moitié de cette somme, une situation qui n’inquiète pas outre-mesure M. Bercier. «On ne fera pas le tour des agriculteurs. Nous avons commencé à penser à la situation et il faudra qu’environ la moitié de la somme provienne de la communauté. On a déjà certains moyens et il existe de l’argent dans des fonds de tiroir. Avec plusieurs fonds de tiroir ensemble, on devrait se débrouiller».
M. Bercier a tôt fait de remarquer, la semaine dernière, que M. Bélanger ne mâchait pas ses mots, mais qu’il connaissait également ses dossiers. «Il a fait sa recherche, il était au courant de ce qu’il avançait et de ce qu’on discutait. Il y a différents programmes de disponible. Au ministère de l’Agriculture, on a déjà rencontré des fonctionnaires et on devrait pouvoir aller chercher quelques subventions. Mais il faut se dépêcher», insiste-t-il.
Les dirigeants de l’UCFO vont tenter d’obtenir une réponse gouvernementale dans les plus brefs délais, alors qu’ils aimeraient compléter leur étude de marché au plus tard à la fin de la présente année.
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