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Le 14 septembre 2005

La Nouvelle

Dualité linguistique L’attente est longue…

Par : Jonathan Blouin
Editeur : La Nouvelle

CANTON DE RUSSELL - Certains des plus fidèles spectateurs de la scène municipale dans le canton de Russell s’en souviendront sûrement, Sébastien Goyer a fait du bilinguisme son cheval de bataille au cours de ses deux mandats à la municipalité de Russell.

Annoncé pour une première fois comme avis de résolution en avril 2003 et déposé originalement en première lecture en août 2003, alors que le conseil était sous la gouverne de Gaston Patenaude, le règlement n’est jamais sorti des ateliers de travail. En effet, les élections de novembre 2003 ont forcé le conseiller Sébastien Goyer à repenser son projet de loi.

Mais les imbroglios qui ont marqué les premiers mois du nouveau conseil municipal ne lui ont pas aidé, lui qui confiait à La Nouvelle la semaine dernière avoir été affecté par «la zizanie, les distractions externes et les attaques personnelles» qui ont marqué la première moitié du mandat.

«J’aurais dû me concentrer sur mes enjeux au lieu de me laisser affecter. Je n’ai jamais été dans un conseil où il y avait de la zizanie comme ça et ça m’a affecté», a-t-il mentionné.

Néanmoins, présenté encore une fois en avis de résolution à l’automne 2004, il a été adopté par le conseil au printemps 2005, pour être confiné une fois de plus aux ateliers de travail. C’est à ce stade que les choses stagnent pour le projet de loi dont le nom est passé de «langues officielles» à «dualité linguistique».

Des changements mineurs ont également été apportés entre les deux versions, soit celle de 2003 et la plus récente, celle du printemps 2005.
«En ce moment, nous n’avons pas eu beaucoup de temps. On verra en revenant de vacances, indiquait la directrice des Services corporatifs et greffière de la municipalité de Russell, Lanie Hurdle, avant de quitter pour quelques semaines de vacances, à la fin du mois d’août. Il manquait des directeurs et c’était plus prioritaire. Maintenant que nous avons une pleine équipe, on sera mieux équipés.»

Toutefois, la greffière se pose toujours des questions d’ordre financières, qui seront vraisemblablement reliées à l’adoption de ce règlement et qui ont déjà été soulevées par quelques élus.

«Il faut regarder combien de documents et lesquels nous voulons traduire? Où tire-t-on la ligne? Est-ce que même les courriels internes doivent être traduits?, se questionnait-elle. Après, il faudra identifier les coûts qui y seront reliés. S’il faut traduire les résolutions et les arrêtés municipaux des 15 dernières années, ça va coûter cher».

Ces discussions devraient être soulevées de nouveau lors de la préparation budgétaire 2006, l’hiver prochain.

Pour l’instant, le règlement ne semble pas faire l’unanimité des membres autour de la table, certains se questionnant sur sa nécessité et sur l’argent qui devrait être investi dans un tel projet. Les conseillers Jean-Serge Brisson et Ken Hill notamment, de même que le maire Michael McHugh, ont émis certaines réserves.

Selon les renseignements que ces trois hommes ont dévoilés lors de la dernière campagne électorale, ils aimeraient connaître les coûts et les impacts d’un tel projet de loi avant de voter sur le sujet.
M. Brisson soulignait notamment qu’il pourrait nuire aux employés présents et futurs de la municipalité.

Pour le moment, le règlement demeure en ateliers de travail pour une période encore indéfinie. Le conseiller Goyer était tout de même optimiste de pouvoir légiférer sur le sujet au cours des prochains mois, ou à tout le moins, avant les prochaines élections, qui se tiendront dans environ 14 mois.






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