La Nouvelle


Imprimez cette pageInvitez votre ami(e) à visiter cette pagePlan du site



Accueil 


<< Retour | Archives | La une | Environnement
Le 14 octobre 2004


Fonds des habitats humides: Jacques Bouvier s’occupera des services en français

Par : Jonathan Blouin
Editeur : La Nouvelle

SAINT-ISIDORE - La Fondation Trillium a remis un montant de 301 000 $ à Habitat faunique Canada pour appuyer des programmes du Fonds pour habitats humides de l’Ontario (FHHO). Avec cet argent, la FHHO pourra augmenter les services offerts en français et a ainsi procédé à l’embauche du conseiller bilingue Jacques Bouvier, pour les trois prochaines années.

Cet ancien professeur à la retraite de La Cité collégiale enseignait dans le programme de faune et le programme de foresterie. Il sera maintenant à la tête des activités francophones de communication du FHHO et agira comme conseiller en matière de conservation et d’intendance.

«Je rencontrerai les propriétaires fonciers qui veulent créer des infrastructures pour protéger les terres humides, les agrandir ou les améliorer, explique-t-il. Nous payons 50 % des projets jusqu’à concurrence de 5 000 $.»

Depuis 1997, plus de 700 propriétaires ont signé des ententes de 10 ans pour préserver les terres humides. Selon M. Bouvier, dans la région de Prescott et Russell, nous avons détruit 80 % de ce que nous avions en terres humides. «Il n’en reste pas beaucoup, mais nous continuons d’en créer. Il y a un renversement dans ce qu’on croyait, alors qu’avant on voulait les détruire et maintenant on se rend compte qu’elles sont importantes.»

En effet, ces terres humides permettent de préserver plusieurs espèces d’oiseaux, mais servent aussi comme rein pour les eaux de surface. «Habituellement, quand on parle de terres humides on fait référence à un plan d’eau pas plus creux que deux mètres, qui abrite de la végétation aquatique. Ces marais peuvent agir comme filtre avec les eaux de surface, alors qu’elles s’accumulent dans ces bassins. Elles atteignent beaucoup moins rapidement les eaux souterraines et nos puits.»

L’homme de Saint-Isidore est d’ailleurs bien au courant des problèmes d’eau de son village, avec la fermeture d’un troisième puits, suite à une autre contamination.

«C’est sûr que ça aurait aidé, puisque ces terres humides agissent comme éponge. Les eaux de surface se ramassent dans les marais, ils les absorbent et elles s’écoulent beaucoup moins rapidement et en moins grandes quantités vers les sources d’eau souterraines», renseigne M. Bouvier.

Ainsi, n’importe quel ajout de terres humides ou processus de préservation sera pris en considération. Ces projets peuvent aller de l’installation d’une clôture pour éloigner le bétail de certains habitats importants, à la plantation d’arbres pour améliorer les habitats forestiers. «Plusieurs espèces d’oiseaux sont menacées car elles sont habituées à vivre dans de grands boisés. Nous aiderons aussi jusqu’à un maximum de 5 000 $ les propriétaires qui possèdent deux petits boisés et qui aimeraient planter des arbres pour permettre d’avoir un boisé plus grand.»

Pour obtenir des renseignements au sujet des habitats humides et des techniques de préservation, il est possible de communiquer avec Jacques Bouvier au 1-800-669-7919, poste 405 ou en lui écrivant à [email protected].



 



Site réalisé grâce à l'éditeur Édimage Plus
© Édimage Plus / Droits et aspects légaux / La Nouvelle