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Le 19 janvier 2006

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Yves Saint-Denis porté à la présidence
Des changements à la direction de Francoscénie

Par : Danny Joncas
Editeur : La Nouvelle

L’organisme Francoscénie, qui présente depuis deux ans le spectacle à grand déploiement L’écho d’un peuple, a annoncé certains changements importants en ce qui a trait à ses têtes dirigeantes au terme de la plus récente réunion du conseil d’administration, rencontre qui avait lieu le mercredi 11 janvier dernier. On tenait du même coup l’assemblée générale annuelle de Francoscénie, où six nouveaux membres ont fait leur entrée au conseil d’administration, dont le nouveau président.

Ainsi, comme l’avait indiqué l’ancien président, Alain Dagenais, lors d’une conférence de presse au début du mois de décembre, il s’est retiré du poste de président afin de laisser la place à de nouvelles idées. Activement impliqué au sein de Francoscénie depuis six ans, M. Dagenais demeure toutefois au sein du conseil d’administration à titre de président sortant.

«Les gens veulent avoir du nouveau. Je laisse la place à quelqu’un d’autre, car c’est important que d’autres gens s’impliquent et qu’il y ait du changement. L’arrivée d’un nouveau président permettra aussi d’aller chercher de nouveaux partenaires dans nos projets puisque la nouvelle personne aura différents contacts qui peuvent s’impliquer dans nos projets», avait précisé le président sortant à ce moment.

Mercredi dernier, celui qui a été nommé pour succéder à Alain Dagenais est Yves Saint-Denis, qui était le seul candidat en lice pour occuper la présidence de l’organisme dont la situation financière actuelle est peu enviable. Au cours des dernières années, M. Saint-Denis a été impliqué auprès de Francoscénie en tant que conseiller historique.

«Dans un premier temps, j’ai dit non pour occuper la présidence. J’étais simplement venu au conseil d’administration pour assurer plus de transparence et pour assurer que les comédiens et bénévoles de L’écho d’un peuple obtiennent des réponses à leurs questions», commente M. Saint-Denis.

De plus, le nouveau président et ancien enseignant n’est pas étranger lorsque l’on parle de diriger des organismes sans but lucratif, ayant entre autres été président de l’Association canadienne-française de l’Ontario (ACFO) provinciale. De son propre aveu, tout est en place pour réussir à Francoscénie, il ne suffit que de s’assurer que tous travaillent ensemble pour ramener l’organisme sur la voie de la rentabilité.

«Les défis sont grands mais j’y suis habitué. On voit la lumière au bout du tunnel. C’est sûr qu’il y a du travail à faire, mais les problèmes sont des problèmes d’ordre financier qui ont été identifiés et on a maintenant des solutions. Le reste est en place», poursuit le nouveau président. «L’ancien conseil voulait remettre tous les sous, jusqu’au dernier sous, à tous les créanciers, mais différentes options peuvent être étudiées.»

Par ailleurs, Francoscénie en profitait pour dévoiler l’identité de son nouveau directeur général. Il s’agit de Bernard Gervais, qui a entre autres été impliqué de près dans le projet des Grands Feux du Casino du lac Leamy. M. Gervais, qui est originaire de l’Abitibi, estime que le redressement de la situation financière de l’organisme basé à Embrun constitue pour lui un défi intéressant.

L’une des premières activités sur laquelle le nouveau directeur général devra se concentrer est la tenue d’un souper-bénéfice prévu pour le mois de février. Aussi, notons que la présentation de la troisième saison de L’écho d’un peuple, à la Ferme centenaire Drouin de Casselman, approche à grands pas alors que les premières représentations doivent avoir lieu dans moins de six mois. Inutile de souligner que la préparation en vue de la présentation du spectacle comporte son lot de tâches, dont la mise en place des stratégies qui seront adoptées concernant la vente de billets.

Rappelons qu’il y a environ six semaines, l’organisme s’est placé sous la protection de la Loi sur la faillite et l’insolvabilité. Ce geste, précisait-on, vient en quelque sorte assurer la présentation de L’écho d’un peuple cet été, un aspect que l’on juge essentiel au redressement financier de Francoscénie. Les dirigeants espèrent que les revenus que généreront les prochaines saisons de L’écho d’un peuple permettront de rembourser les créanciers.

Au total, la somme que doit remettre Francoscénie à ses créanciers non garantis s’élève à 538 000 $. Cependant, ce déficit a pu être réduit de 150 000 $ déjà en raison de dons que ces mêmes créanciers ont indirectement versés à l’organisme en acceptant d’effacer la dette de Francoscénie. L’organisme doit également remettre un montant de 221 000 $ à ses créanciers garantis.

Pour expliquer ces problèmes financiers, on mentionne que le fait d’être passé de 180 à 320 comédiens l’an dernier a inévitablement engendré des dépenses additionnelles. De plus, les coûts reliés au son et à l’éclairage durant les représentations du spectacle sont très élevés alors qu’on estime qu’il en coûte 19 000 $ pour offrir chaque représentation. Enfin, la vente de billets a été moins fructueuse que ce qui avait été anticipé pour la seconde saison de L’écho d’un peuple, c’est-à-dire pour l’été 2005.



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