Le 16 mai 2007
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Robert Pendergast s’est joint à l’équipe du Parti vert qui présente des candidats pour la première fois sur la scène provinciale. Robert, originaire de St-Louis, dans l’ouest de l’Île, habite la région de Tracadie Cross et se présente dans le district 8.
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La Voix acadienne
Un printemps vert pour Robert Pendergast
Jacinthe Laforest
Robert Pendergast a vécu longtemps à l’extérieur de sa province natale avant de revenir s’y établir. Maintenant installé à Tracadie Cross, il vit de son art, la cuisine, se spécialisant dans la cuisine du terroir. «Je m’intéresse aux produits biologiques, aux aliments locaux de qualité. Je veux qu’on puisse les produire dans de bonnes conditions et pour longtemps. Dans ce sens, les buts du Parti vert rejoignent les miens. C’est pourquoi, lorsqu’ils m’ont approché, j’ai réfléchi puis, accepté de me présenter.»
Robert Pendergast se présente dans le district 8, celui où le ministre conservateur sortant Elmer MacFadyen se présente, et où le candidat libéral est Buck Watts. C’est le district Tracadie-Hillsborough Park, qui inclut, entre autres, le Carrefour de l’Isle-Saint-Jean. «Je travaille ici régulièrement et je vois que les fonds pour les activités culturelles et le fonctionnement général des centres scolaires et communautaires sont en baisse. Cela me préoccupe.»
Jeff Savoie Smith n’habite pas dans le district mais il y travaille, comme aide-enseignant à François-Buote et à l’Île enchantée. «Nous trouvons souvent des déchets, des morceaux de carton et de plastique pris dans nos clôtures ici. Nous les ramassons, mais c’est le signe que les citoyens ont besoin d’être sensibilisés à respecter l’environnement.»
Robert Pendergast renchérit : « ce n’est pas nécessairement le point d’arriver des déchets mais leur point d’origine qui est important. C’est la même chose pour la santé. Quand on arrive à l’hôpital avec un malaise, c’est le point d’arrivée.
La source de nombreuses maladies, c’est tout ce que nous mettons dans l’environnement et qui finit par affecter notre santé», dit le candidat.
On reproche au Parti vert de n’avoir qu’une plate-forme, celle de l’environnement. «C’est vrai, mais l’environnement est au cœur de notre vie et est à la base de la santé, de l’économie, etc. Je suis convaincu de cela. Je n’ai pas toutes les réponses, mais j’ai des idées et je pose des questions qui ne sont pas posées par les candidats des autres partis.»
Robert Pendergast pratique ce qu’il représente dans la campagne. «Dans la mesure du possible, j’essaie de faire ma campagne à bicyclette. Les maisons sont rapprochées, cela facilite les choses. Je veux laisser le moins de traces possible au cours de cette campagne», dit l’homme, qui affiche fièrement son macaron du Parti vert, en français s’il vous plait.
Le district 8 est très varié dans sa géographie et comprend autant des secteurs urbains que des secteurs côtiers, allant jusqu’à Dalvay. En parlant aux gens, il entend leurs préoccupations concernant les cours d’eau, les sources naturelles qui sont maintenant trop souillées pour qu’on puisse y boire alors que par le passé, on pouvait y boire directement. «Un homme m’a dit qu’il a vu des patates flotter dans son étang, il y a peu de temps. Ce n’est pas normal.»
Robert Pendergast croit que les politiciens doivent redécouvrir la signification profonde du service public. «Ils se préoccupent plus d’eux-mêmes que des gens qui les élisent. Cela doit changer.» Il préconise un système électoral où on ferait une place à la représentation proportionnelle.
Editeur : La Voix acadienne
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