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Le 30 novembre 2005

La Voix acadienne

De gauche à droite, on voit Louise Comeau, présidente de la Société éducative de l’Île, Neil Boucher représentant l’Université de Moncton, Yves Chouinard du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick, André Roberge de l’Université Sainte-Anne et Claude Blaquière, directeur général de la Société éducative de l’Île.

La Société éducative vise le printemps pour son centre de Charlottetown

Par : Jacinthe Laforest
Editeur : La Voix acadienne

Une étude des besoins sera nécessaire - La Société éducative prévoit, idéalement, mettre sur pied un centre de formation postsecondaire en français dès le printemps 2006 à Charlottetown.

«On ne sait pas encore si ce sera possible mais c’est ce que nous visons. Dès janvier, nous allons offrir la maîtrise en administration des affaires de l’Université de Moncton à Wellington. Sept personnes sont inscrites dont plusieurs de Charlottetown. Nous croyons que si les gens de Charlottetown n’avaient pas besoin de se déplacer très loin, nous aurions peut-être les dix inscriptions souhaitées», a indiqué en entrevue téléphonique Paul Blaquière, directeur général de la Société éducative de l’Île.

La Société éducative explore depuis un certain temps la possibilité d’ouvrir un centre de formation à Charlottetown, surtout parce que la population de cette grande région a exprimé un besoin.

Le 22 novembre, la SE a tenu son assemblée annuelle à Charlottetown et a aussi convié la population de la région à venir se renseigner sur «l’offre».
«Grâce à nos invités, nous avons précisé l’offre, maintenant, nous avons besoin d’établir la demande», dit Claude Blaquière.

Afin de déterminer la nature de cette demande, la SE va embaucher une firme de consultants pour mener une étude des besoins de la population. «Nous suspectons que les besoins en formation dans la région de Charlottetown ne seront pas les mêmes qu’à Wellington. Mais nous avons besoin d’avoir une confirmation de cela.»

«C’est certain que nous avons une bonne idée de ce que nous aimerions voir à Charlottetown, mais nous ne voulons pas imposer nos points de vue à la communauté.»

Présentement, la Société éducative dispense la programmation collégiale de l’Université Sainte-Anne, c’est-à-dire cinq programmes, qui monopolisent les cinq salles de formation disponibles à la Société éducative.

En même temps que le partenariat avec l’Université Sainte-Anne est très valable, il empêche aussi la Société éducative d’offrir une programmation différente car tous ses systèmes de vidéo- conférence sont utilisés. Or, la Société éducative voit le besoin de diversifier sa clientèle, en diversifiant sa programmation.

L'espace disponible à Charlottetown est aussi un facteur. La SE reconnaît que le Carrefour de l'Isle-Saint-Jean serait le lieu idéal, mais l'espace y est restreint, ce qui limite les options. «Par contre, l'installation d'un centre de formation pour adultes et d'enseignement postsecondaire pourrait être un argument intéressant pour un agrandissement du Carrefour», ajoute M. Blaquière.



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