Le 1er février 2006
La Voix acadienne
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| Guy Arsenault reçoit son SuperSac des mains de Caroline Arsenault (à droite), coordonnatrice du projet pour la Société éducative et Hélène Bergeron, agente en alphabétisation familiale. |
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Les partenaires en alphabétisation familiale lancent l’initiative «15 minutes par jour, pour l’amour»
Par : Jacinthe Laforest
Editeur : La Voix acadienne
Quinze minutes, un quart d’heure par jour, c’est tout ce qu’il faut pour donner à un enfant l’amour de la lecture.
C’est sur cette base que la Société éducative de l’Île-du-Prince-Édouard, Cap enfants, et les autres partenaires en alphabétisation familiale ont construit une belle campagne de sensibilisation appelée «15 minutes par jour pour l’amour!».
Le lancement de la campagne a été fait le 27 janvier 2006, en plein cœur des célébrations de la Journée de l’alphabétisation familiale qui avaient lieu au siège social de Cap enfants à Wellington.
«C’est à la maison que les enfants commencent à apprendre à lire et à écrire, en imitant leurs parents», dit Caroline Arsenault, de la Société éducative de l’Île, qui est l’organisme porteur du dossier de l’alpha familiale.
Elle explique que c’est facile de développer chez un enfant le goût de lire en français et d’apprendre. Il suffit parfois de l’inviter à parler du livre qu’il lit, ou de l’accompagner à la bibliothèque pour y choisir des livres. Comme l’exemple est important, le parent doit aussi se choisir des livres, et les lire à la maison.
La campagne «15 minutes par jour pour l’amour» met l’accent sur la facilité de consacrer un quart d’heure à une activité de lecture en famille. Elle met aussi l’accent sur l’amour, le contact, et la relation familiale qui se développe dans ce contact, autour des mots et des chiffres. Car l’idée est aussi de créer dans la mémoire de l’enfant de bons souvenirs familiaux et chaleureux autour du livre.
Un SuperSac
Afin de faciliter la tâche aux parents, et les motiver à mettre ce fameux 15 minutes dans leur horaire déjà chargé, les promoteurs de la campagne ont imaginé le SuperSac. Comme un coffre à outils, ce SuperSac est rempli d’outils motivateurs, des suggestions d’activité et des jeux. Il y a un alphabet, des chiffres, une carte où l’enfant peut faire sa propre liste d’épicerie, une carte pour aider l’enfant a identifier les émotions que les histoires leur font vivre.
«Les enfants ont de la misère à identifier leurs émotions. S’ils sont fâchés, ils ont mal au ventre. S’ils ont de la peine ou s’ils ont peur, ils ont mal au ventre», dit Hélène Bergeron, qui est la nouvelle agente d’alphabétisation familiale à Cap enfants et à la Société éducative.
Le fait d’aider l’enfant à identifier les émotions qu’une histoire fait naître en lui, l’aide aussi à identifier les émotions qu’il ressent dans la vie.
Dans ce SuperSac, on trouve aussi des façons pour les parents de gagner des prix et de grossir leur SuperSac, grâce à des partenaires commerciaux. «On pense fabriquer 50 SuperSacs cette année», dit Angie Cormier, responsable du dossier de l’alphabétisation familiale pour la Société éducative. Les SuperSac sont donnés aux parents qui ont des enfants de 0 à 6 ans.
Guy Arsenault de Baie-Egmont a reçu son SuperSac et semble bien content de son contenu. «Je pense que je vais pouvoir ajouter cela à mon horaire de papa, dans la journée… de 15 minutes à une demi-heure avec mon enfant. Je pense que c’est important et que cela prépare l’enfant pour l’école», dit le jeune père de famille.
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