La Voix acadienne

 Cliquez ici !
 Cliquez ici !

Imprimez cette pageInvitez votre ami(e) à visiter cette pagePlan du site



Accueil 


<< Retour | Archives
Le 12 juillet 2005

La Voix acadienne

© Tous droits réservés
Albert et Chuck Arsenault ont offert une performance exceptionnelle au théâtre Mackenzie lors de la première de leur spectacle bilingue C’est What?, le 8 juillet dernier. (Photos : J.L

C’est What? C’est bon!

Par : Par Marie-Ève Maheu
Editeur : La Voix acadienne

Les deux hommes de l’ancien groupe Barachois ont chauffé les planches du théâtre Mackenzie lors de la première de leur spectacle bilingue C’est What?, le 8 juillet dernier. La foule, ravie de revoir Albert et Chuck Arsenault sur scène, a chaudement accueilli cette nouvelle création humoristique.

Le duo a eu carte blanche pour l’écriture de ce spectacle original, en collaboration avec le frère de Chuck, Jeff Arsenault. Après plus de huit mois de préparation, ils présentent une dizaine de sketchs loufoques, entremêlés de chansons traditionnelles, le tout enraciné dans l’esprit acadien. L’énergie que dégagent ces artistes suffit à entraîner la salle dans leur univers saugrenu.

Alors que Chuck part à la chasse à l’Acadien dans un costume de Crocodile Hunter, Albert se risque à danser le ballet sur Casse-Noisette. L’imaginaire de ces deux Acadiens ne cesse de surprendre. Leur talent de comédiens n’est pas à questionner, pas plus que leur don musical. Et, les nombreuses grimaces de Chuck et Albert ont tôt fait de nous faire pouffer de rire. On se régale de cette complicité qui unit les deux anciens membres de Barachois.

Qu’est-ce qu’il leur a inspiré des sketchs aussi loufoques? «Nos cerveaux», répond d’emblée Chuck Arsenault. «On a écrit en pensant à ce qui allait nous faire rire.» Visiblement, l’Acadie leur colle à la peau, puisque beaucoup de sketchs sont inspirés par leur racine acadienne.

«Le spectacle est exceptionnel au plan de la qualité et de l’imagination. C’est léger, mais en même temps ça prend aux tripes parce que ça fait ressortir des éléments acadiens», a affirmé Éloi Arsenault, à la sortie du spectacle.

«Il y a beaucoup d’action et d’énergie» a soutenu le lieutenant-gouverneur de l’Île, Léonce Bernard, qui a assisté à la première. «Dans ce sens, ça reflète le spectacle de Barachois, même si la musique n’est pas aussi agressive.»

Le premier ministre de la province est monté sur scène à la fin du spectacle pour signifier son appréciation. «C’est What?, C’est bon!», a-t-il entamé. «C’est à votre tour maintenant de dire aux gens qui vous entourent de venir.» Il n’aurait pas pu mieux dire.

Le coup de force de ce spectacle relève de l’aspect bilingue. Des expressions acadiennes, un peu de français et quelques mots d’anglais : le spectacle éclaté re-joint autant les francophones que les anglophones. «Notre défi n’était pas juste de faire des sketchs, mais de les faire bilingue. Il ne fallait pas se répéter. C’était ça le challenge», explique Albert Arsenault.

À écouter les rires qui fusaient dans la salle (dans les deux langues), le duo a relevé le défi. Selon le journaliste culturel du Guardian, l’anglophone Doug Gallant, «pas besoin d’être bilingue pour profiter du spectacle. Chuck et Albert sautent d’une langue à l’autre de façon remarquable, mais ce n’est pas nécessaire. On n’a qu’à regarder leur visage pour apprécier notre soirée», soutient celui qui suit leur carrière depuis plus de dix ans.

Après la première, le duo était visiblement heureux de leur performance. «On est content d’avoir passé à travers. Ça fait huit mois qu’on y travaille. C’était le temps de le faire devant un public», a affirmé Chuck Arsenault, quelques minutes après la fin du spectacle. «Ah, je suis fier que ce soit fini», de renchérir Albert Arsenault. «Pendant les derniers mois, on voulait juste faire le show. Ça m’a presque tué», rigole-t-il. Quand tu n’as pas de public, tu te questionnes toujours pour savoir si c’est bon ce que tu fais. Ce soir, ça nous a donné une idée des forces et faiblesses du spectacle.»

Albert et Chuck Arsenault seront au théâtre Mackenzie les jeudis et vendredis à 19 h 30, jusqu’au 2 septembre. Trois matinées familiales seront aussi offertes les 22, 29 juillet et le 5 août à 14 h. Pour plus d’information contactez le Centre des arts de la Confédération au (902) 566-4648.



 Cliquez ici !

Jeunesse
  • Délégation complète: «À vos marques… Prêts?»
    Plus qu’une semaine avant le début des Jeux de la Francophonie au Manitoba. Pour...
  • Tourisme
  • Du homard comme vous n’en avez jamais vu!
    S’il y a un mot qu’on va voir et entendre souvent dans la région Évangéline cet ...
  •  



    Site réalisé grâce à l'éditeur Édimage Plus
    © Édimage Plus / Droits et aspects légaux / La Voix acadienne