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Le 19 juillet 2005


Michel Haché dit Gallant (Alex Arsenault), Père Pierre-Paul Arsenault (Jean-Luc Poulin), Sœur Antoinette DesRoches (Geneviève Ouellette) et Père Belcourt (Jérémie Arsenault) ont fait leur première présentation officielle lors du lancement de La Petite Souvenance au Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard, le 10 juillet dernier.

Les Vignettes historiques acadiennes

Par : Par Marie-Ève Maheu
Editeur : La Voix acadienne

Alors que la saison touristique prend son envol, les Vignettes historiques du Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard apparaissent à travers la province afin de faire connaître l’histoire et la culture acadiennes.

Nées de la manne de subventions du 400e, les Vignettes historiques reviennent cette année dans une version plus modeste. Le budget, très réduit, porte le nombre de vignettes à quatre. Cet été, la pionnière du Musée acadien, Sœur Antoinette DesRoches, le père Belcourt, le père Pierre-Paul Arsenault et Michel Haché dit Gallant s’intégreront aux événements et activités francophones qui se tiennent d’un bout à l’autre de l’Île.

«On voulait absolument que les Vignettes historiques reviennent pour assurer la présence acadienne et faire connaître l’histoire aux touristes francophones», affirme une coordonnatrice des vignettes, Mélina Gallant. «Beaucoup de visiteurs, même certains du Nouveau-Brunswick, ne savent pas qu’il y a des francophones à l’Île. Il faut se faire connaître.»

À travers des monologues parsemés d’anecdotes cocasses, les Vignettes révèlent leur histoire et le rôle qu’ils ont joué dans la communauté acadienne. De l’accordéon, de la flûte, des chansons à répondre et de la danse à claquettes viennent agrémenter les discours historiques, magnifiquement mis en scène par Sylvie Rousseau des Îles-de-la-Madeleine.

Les quatre personnages historiques ont tous une histoire particulière. Sœur Antoinette DesRoches, décédée en 1994, a consacré sa vie à la cause acadienne et à l’enseignement. Elle a initié la construction du Musée acadien et a participé à la mise sur pied de la Société Saint-Thomas-d’Aquin. «Quand je vois plusieurs personnes qui continuent à travailler pour la cause acadienne, ça me fait chaud au cœur», lance Sœur Antoinette DesRoches d’une voix chevrotante, après quelques pas de claquettes.

Père Georges-Antoine Belcourt, fondateur de la Banque des fermiers, sera à Rustico, une fois par semaine, pour éveiller les touristes au patrimoine acadien. Père Pierre-Paul Arsenault, qui a fait bâtir l’église de Mont-Carmel, et Michel Haché dit Gallant, premier Acadien d’une des deux familles qui ont peuplé l’Île en 1755, seront autour du presbytère de Mont-Carmel pour accueillir les touristes les lundis et mardis.

«On représente chacun une époque différente et un aspect distinct de l’histoire acadienne», explique Geneviève Ouellette, l’alter ego de Sœur Antoinette DesRoches. «À travers leurs manières de parler, leurs costumes et de leur histoire, les personnages correspondent à des microcosmes de tout ce qui s’est passé à travers le temps de 1735 à aujourd’hui», explique Jean-Luc Poulin, alias Père Pierre-Paul Arsenault. «C’est à nous de partager notre passé».



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