Le 21 septembre 2005
La Voix acadienne
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| Le prochain film qui sera présenté à Summerside, le 29 septembre à 18 h 45, est Aurore, le grand succès cinéma de l’année 2005. Le film est basé sur une histoire vraie et raconte «la vraie histoire vraie», contrairement au film qui avait été fait dans le passé et qui donnait dans le sensationnalisme. Comme les présentations mensuelles de films français ne sont pas garanties, les dirigeants de La Belle-Alliance invitent les gens à venir nombreux voir cet excellent film. |
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Le cinéma en français n’est pas garanti à Summerside selon La Belle-Alliance
Par : Jacinthe Laforest
Editeur : La Voix acadienne
Depuis le printemps dernier, il y a du cinéma en français à Summerside. Grâce à une collaboration entre La Belle-Alliance et le Studio 5 de la compagnie Empire, les amateurs de cinéma en français ont accès aux meilleurs films sortis en français récemment.
Le premier film, Ma vie en cinémascope, a attiré une belle salle pleine de monde. Le second film a aussi été bien fréquenté. Et puis, l’été est arrivé et la salle ne s’est plus remplie.
La directrice du centre Belle-Alliance, Béatrice Caillié, voudrait pouvoir maintenir ce service de films en français à Summerside pour longtemps, mais elle avoue que si le public ne répond pas en plus grand nombre, les chances de maintenir la collaboration avec le Studio 5 sont plus minces.
«Les gens qui viennent voir les films n’ont que des excellents commentaires à faire. Ils sont contents de pouvoir voir de bons films récents dans une vraie salle de cinéma. À notre AGA, c’était très clair», affirme Béatrice Caillié.
La Belle Alliance aimerait pouvoir aller plus loin dans sa collaboration avec le Studio 5 : films et activités familiales en matinée la fin de semaine, films pour la clientèle scolaire. «Nous avons fait l’expérience de présenter un film pour la clientèle scolaire au printemps et la salle était pleine. Nous avions invité les classes d’immersion et même si elles n’ont pas pu venir cette fois-là, les enseignants avaient trouvé l’idée très bonne», rappelle Béatrice Caillié.
Le prochain film qu’on va présenter à Summerside, le jeudi 29 septembre à 18 h 45, est le grand succès de l’été : Aurore. «Bien que c’est un film que des gens hésitent à aller voir, c’est une histoire qui s’est vraiment passée et malheureusement, c’est une histoire qui se répète encore. C’est un sujet dont on doit toujours parler», dit Béatrice Caillié.
Les gens qui ne s’intéressent pas au côté biographique du film peuvent le regarder comme un film de fiction, et apprécier le traitement de l’image et les qualités cinématographiques des images ainsi que le jeu des comédiens.
«Avec le film Aurore, du 29 septembre, et le prochain que nous avons réservé, C.R.A.Z.Y., nous espérons pouvoir augmenter nos chiffres et prouver qu’il y a une clientèle. Le message qu’on aimerait passer aux gens qui s’intéressent au cinéma, c’est de venir voir les films et de ne pas tenir pour acquis qu’ils seront toujours là», dit Mme Caillié.
Robert Goguen est assistant à la programmation pour la compagnie de cinéma en Atlantique. Rejoint à Halifax, il se fait rassurant. «Nous sommes contents d’avoir des films en français à Summerside. C’est une façon pour nous de développer une autre clientèle. Il est trop tôt pour décider si nous allons arrêter les films à Summerside. On veut donner une bonne chance pour que cela marche. Nous savons que pendant l’été, c’est moins bon», dit M. Goguen.
La compagnie Empire, très présente en Atlantique, maintient des collaborations semblables avec les communautés francophones de Miramichi et Frédéricton au Nouveau-Brunswick, et Darthmouth et Yarmouth en Nouvelle-Écosse. À Miramichi et Frédéricton, la projection de films en français fait relâche pendant l’été, mais elle reprend toujours à l’automne.
La compagnie Empire, qui est aussi propriétaire des magasins Sobey’s, a 27 centres de cinéma en Atlantique. À compter du 30 septembre, la compagnie doublera de grosseur avec l’achat de 27 autres centres de cinéma en Ontario et vers l’ouest. La compagnie n’est donc pas dans la misère.
Selon l’entente qui existe entre La Belle-Alliance et la compagnie, c’est cette dernière qui paie la location du film mais c’est sa seu-le dépense. Toute la promotion est faite par La Belle-Alliance. À ce sujet-là cependant, Béatrice Caillié aimerait que le Studio 5 à Summerside fasse venir l’affiche qui accompagne le film, afin qu’elle soit en montre dans le foyer, à l’entrée du cinéma, au moins plusieurs jours à l’avance. Interrogé à ce sujet, Robert Goguen affirme que la compagnie commande l’affiche avec chaque film, mais que la plupart du temps, il n’en reste plus en stock, car le film a déjà été projeté dans de nombreuses salles et que les affiches ont toutes été utilisées.
Robert Goguen ne veut pas dire combien coûte un film mais il dit que plus un film connaît du succès au box office, et plus il coûte cher à louer. Et comme le film est projeté un seul soir à Summerside, on doit vendre assez de billets.
À Summerside, il y a cinq sal-les : quatre ont 150 sièges et une en a 235. Robert Goguen ne veut pas dire combien il faudrait de billets vendus pour payer un film car cela donnerait le prix du film, mais il dit qu’un film peut se payer en un soir, dans une salle qui contient 150 sièges et qui est passablement remplie. Béatrice Caillié, pour sa part, vise 75 personnes avec le prochain film : Aurore.
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