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Le 30 novembre 2005


La Fédération des parents se réjouit de l’entente de 20,5 $ millions sur la petite enfance

Par : Jacinthe Laforest
Editeur : La Voix acadienne

La Fédération des parents de l’Île-du-Prince-Édouard est heureuse d’apprendre que les gouvernements provincial et fédéral ont réussi à s’entendre sur l’accord de principe sur l’apprentissage et la garde des jeunes enfants pour la province de l’Île-du-Prince-Édouard.

«Cet accord permettra l’amélioration et l’augmentation des services à la petite enfance partout dans la province», dit Nicole Drouin, directrice générale de la Fédération des parents.
L’organisme porte-parole des parents ayants droit de l’Île attendait la signature de cette entente depuis longtemps, l’Île-du-Prince-Édouard étant l’une des dernières provinces à signer l’accord.

Type de financement
Le financement accordé par cette entente conclue entre la province et le ministère du Développement social, mené par l’ancien gardien de but, Ken Dryden, s’arrondit dans le 20,5 millions de dollars, sur cinq ans. Cela paraît beaucoup mais sur un fonds national de cinq milliards, ce n’est pas tant que cela, estime la directrice de la Fédération des parents.

Le texte de l’entente est très vague mais en gros, l’Île s’engage à dépenser cet argent dans des programmes et des services réglementés d’apprentissage et de garde pour enfants âgés de moins de 6 ans.

Parmi les types d’investissements susceptibles d’être envisagés figurent le financement d’exploitation et d’immobilisations, les places de garde subventionnées, les bonifications salariales, la formation, le perfectionnement et le soutien professionnels, l’assurance de la qualité et les services d’information et de placement à l’intention des parents.

Les programmes et les services qui font partie du système scolaire formel ne seront pas inclus dans cette initiative.

Pour la Fédération des parents, la signature de cette entente assure qu’il y aura des investissements importants dans le domaine de la petite enfance à l’Île dans les prochaines années. Les centres préscolaires licenciés auront accès à de l’appui financier pour mieux répondre à leurs besoins et ceux des enfants qui y sont inscrits. «Il est également important de noter que la province désire trouver des solutions pour combler le manque d’espaces pour les enfants entre 0 et 2 ans», affirme Nicole Drouin.

Plan stratégique et plan d’action
La Fédération des parents de l’Î.-P.-É. a développé un plan stratégique en petite enfance plus tôt cette année et souhaite que le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard reconnaisse les besoins spécifiques de la communauté acadienne et francophone dans les investissements prévus.
La présidente de la Fédération des parents, Nicole Boutilier, souligne que «... les centres préscolaires francophones ont des coûts plus élevés pour les matériaux et ressources, ainsi qu’au niveau des ressources humaines. Il faut que la province tienne compte de cela en développant les programmes de financement pour les centres.»
Selon l’accord qui a été signé, un plan d’action provincial sera dévoilé d’ici la fin de janvier 2006. La Fédération des parents de l’Île-du-Prince-Édouard présentera son Plan de développement de la petite enfance de la communauté acadienne et francophone au ministre dans les prochaines semaines afin d’assurer que les besoins de la communauté soient reflétés dans le plan d’action de la province.

«Nous allons les surveiller. Maintenant que S-3 a été adoptée, Développement social sera obligé de s’assurer que les communautés de langues officielles sont respectées dans leurs besoins.

Des principes à respecter
En signant l’entente, le gouvernement de l’Île s’engage à respecter les grands principes établis au niveau national.

Ces principes sont la qualité, l’universalité inclusive, l’accessibilité et le développement. Pour les francophones, le principe de l’universalité inclusive est précieux. Pour respecter ce principe, la province doit «soutenir, à l’intention des éducateurs et des fournisseurs de services de garderie, l’élaboration de programmes d’enseignement, de mesures de soutien et de ressources qui tiennent compte des besoins culturels et linguistiques des enfants et de leurs autres besoins spéciaux», lit-on dans le texte de l’entente.

Le plan d’action que doit préparer et présenter le gouvernement provincial pour les cinq années de l’entente doit tenir compte des principes mentionnés plus haut.



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