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Publié le vendredi 5 novembre 2010 | Mis à jour le mercredi 3 novembre 2010

L’Association canadienne des volontaires unis dans l'action au Canada, mieux connue sous son acronyme anglais CANAVUA (Canadian Volunteers United in Action), a lancé un service de popote roulante, soit une distribution, par autobus, de repas chaud destinée aux sans-abris, personnes âgées, familles monoparentales et personnes dans le besoin.

L’organisme, qui est situé à La Cité francophone à Edmonton, a procédé au lancement officiel de ce service, le 30 octobre dernier, devant une trentaine de personnes. « CANAVUA a vu le jour il y a environ une année et demie et depuis, nous cessons de grandir. Ce nouveau projet permettra d’aider des personnes dans le besoin qui, surtout l’hiver, ne peuvent se déplacer », a déclaré le président du conseil d’administration de CANAVUA, René Vincent Tshibula.

C’est au courant du mois de novembre que l’autobus commencera ses tournées. « Nous attendons de recevoir les permis nécessaires d’Alberta Health Services, mais cela ne devrait pas tarder », annonce le directeur général de CANAVUA, Dicky Dikamba Tshipamba.

Outre la distribution de repas, l’organisme entend également promouvoir sa mission qui est de favoriser l’altruisme en encourageant le bénévolat. « De midi à 14 h, lors de certaines semaines, l’autobus se promènera dans des endroits prédéterminés afin de recruter des bénévoles », soutient M. Dikamba.

« Nous visons spécifiquement les établissements scolaires et certaines entreprises privées. Par exemple, nous pourrions arrêter au Campus Saint-Jean pour rencontrer les étudiants et ainsi faire la promotion de CANAVUA. Cela nous permettra de constituer une base de données de bénévoles », ajoute-t-il.

« Le recrutement est une partie du travail, mais il faudra ensuite former ces futurs bénévoles. Ultimement, nous voulons sensibiliser les personnes au fait qu’une heure de bénévolat peut faire toute la différence », déclare René Vincent Thsibula.

Au total, CANAVUA espère recruter une centaine de bénévoles. Ceux-ci pourraient ainsi contribuer dans l’une des cinq bridages de l’association. Outre le service de repas, il y a les brigades de déménagement, de déneigement, de protocole, nettoyage et culinaire, ainsi que d’interprétariat.

Pour le souper
C’est en début de soirée, soit entre 17 h et 19 h, à raison de quatre fois par semaine, que l’autobus distribuera les repas. « Nous avons déjà des ententes avec les restaurants The Treasury et Normand’s qui nous fourniront des repas prêts à emporter. Ces restaurants nous donneront une vingtaine de repas chacun, au moins deux fois par semaine », témoigne M. Thsibula.



Des personnes dans le besoin ont déjà été identifiées. « Nous avons mené une enquête auprès de la population immigrante francophone et des maisons de repos. Le service est lancé par des francophones, mais je pense que l’offre va rapidement aller au-delà de la communauté francophone », énonce Dicky Dikamba Tshipamba.

« Nous sommes convaincus que la demande sera forte, alors nous comptons approcher d’autres restaurants et organismes, tels que la banque alimentaire et Hope Mission, en plus de sensibiliser les différents paliers de gouvernement », précise le directeur général de CANAVUA.

À noter que ce service de popote roulante a été rendu possible grâce à un don d’un autobus de 20 passagers de Service d'autobus Fréchette limitée. « Lorsque j’ai rencontré les responsables de CANAVUA, j’ai été intrigué par leur projet. Dans le passé, j’ai déjà distribué des repas, les vendredis midis au centre-ville d’Edmonton à une centaine de personnes et je peux donc témoigner que le besoin est là. Puisque j’avais un autobus de disponible, j’ai décidé de leur offrir », avance David Fréchette.

Ce qui fait ressortir ce projet des autres, selon M. Fréchette, c’est la volonté de CANAVUA de permettre aux sans-abris de s’en sortir. « Ils souhaitent que des sans-abris décident, à leur tour, de faire du bénévolat. Si l’on considère que 10 à 15 % d’entre eux ont une véritable volonté de reprendre leur vie en main, CANAVUA pourrait leur donner cette opportunité », estime le Franco-Albertain dont l’entreprise est située à Legal.

« Si, de par leur action, CANAVUA convainc un sans-abri de faire du bénévolat de façon régulière, et que par la suite, cette personne se trouve du travail, je pense que nous pourrons tous dire mission accomplie », avoue David Fréchette.

Pour Dicky Dikamba Tshipamba, cette offre ne pouvait mieux tomber pour son association. « Nous avions envisagé divers scénarios, tels que prendre quelques voitures, mais l’offre de David Fréchette est vraiment la solution idéale. De plus, nous pourrions éventuellement utiliser l’autobus pour transporter des jeunes lors de camp d’été », conclut M. Dikamba.

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Editeur : Le Franco


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