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Le 27 février 2006
Le Gaboteur
Industrie pétrolière sur la Péninsule
Un deuxième souffle ?
Par : Steven Watt
Editeur : Le Gaboteur
Saint-Jean-
Après de nombreux mois d’inactivité, l’industrie pétrolière sur la péninsule de Port-au-Port serait sur le point d’être relancée. Des gisements importants de gaz associé, un mélange d’huile et de gaz naturel, sont situés le long de la faille Round Head qui traverse la côte ouest de la Péninsule du sud au nord. Une première tentative d’exploiter ces réserves avait été lancée au début des années 2000, sans trop de succès. Présentement, des partenaires terre-neuviens et irlandais organisent un nouvel essai.
De nouveaux partenaires
C’est la compagnie saint-jeannoise Canadian Imperial Venture Corporation (CIVC) qui avait développé le site de Garden Hill, situé entre Cap-Saint-Georges et La Grand’Terre. Ne pouvant pas trouver d’autre financement ni générer les revenus nécessaires après quelques mois, la firme a dû demander la protection contre la faillite en novembre 2003.
La CIVC a retrouvé la solvabilité à l’été 2004. Depuis, elle travaille activement à développer de nouveau le site Garden Hill. En décembre 2005, la CIVC a annoncé l’achat de la compagnie pétrolière ENEGI qui est aussi établie à Saint-Jean. Depuis, on a nommé la firme Providence Resources comme celle qui s’occupera des opérations sur le terrain.
Les parties prenantes sont présentement à évaluer les ressources requises. Si tout va bien, le site pourra être en production dès l’été 2006.
Défis techniques
Steve Millan, président et chef de la direction de la CIVC, souligne l’importance de procéder étape par étape. Ainsi, il faudra d’abord remettre en production le puits à Garden Hill, ensuite évaluer sa productivité et la qualité du produit qui en sort. Après, il sera possible de creuser de nouveaux puits sur le site actuel et de faire des études sur d’autres sites potentiels.
Habituellement, cela prend cinq ans pour développer un nouveau site. Comme l’évoque M. Millan, une cinquantaine de puits ont dû être creusés dans le champ Hibernia avant que le potentiel de l’industrie pétrolière marine terre-neuvienne soit bien apprécié. Donc, cela pourrait prendre encore plusieurs années avant que le plein potentiel des champs de pétrole sur la côte ouest de l’île soit bien apprécié.
Évidemment, si le projet s’avère rentable lors de cette deuxième tentative, ce sera en grande partie grâce au prix élevé du pétrole. Toutefois, on espère aussi éviter des problèmes qui avaient rendu l’exploitation plus coûteuse dans le passé. Notamment, de grandes quantités de sel et de cire mélangées avec le pétrole et le gaz abîmaient continuellement la machinerie. M. Millan prévoit éviter de tels problèmes à l’avenir en chauffant les puits avec de l’eau chaude ou avec des produits chimiques.
Fournisseurs locaux
Contrairement à l’industrie pétrolière marine, l’exploitation terrestre ne demande pas beaucoup d’équipements ou d’expertises spécialisées. Ainsi, des fournisseurs locaux peuvent souvent répondre aux demandes d’équipement et de service que ce soit pour de l’équipement industriel ou pour le transport. Par ailleurs, on espère trouver de l’équipement alternatif pour le forage, car les appareils de forage pétroliers sont rarement disponibles et très dispendieux à louer.
Du côté de la main d’œuvre, la compagnie demeure en contact avec les travailleurs de la région à travers leur agent local, Travis Young. M. Millan explique que lors de la dernière tentative d’exploitation, environ 75 % des travailleurs provenaient de la région, et il prévoit que la proportion sera semblable au fur et à mesure que le nouveau projet avancera.
8 www.canadianimperial.net
8 www.enegi.ca
8 www.providenceresources.com
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