Le 22 juin 2005
Volume 13
Numéro 25
Le Métropolitain
C'est la fête à Toronto!
Par : Véronique Demers
Editeur : Le Métropolitain
L’auteur-compositeur-interprète québécois Paul Piché viendra pour la première fois dans la Ville reine lors de la Franco-Fête du 24 juin, venant ainsi clore la soirée de spectacles, après la Reine Soleil et les frères Diouf.
«Je suis curieux de voir ce que ça peut être. Les gens sont surpris de savoir que je serai à Toronto pour le 24 juin. Ça veut dire quelque chose…» Paul Piché célèbre en général cette fête au Québec, à l’exception d’un spectacle réalisé à Vancouver il y a plusieurs années lors de cette date symbolique.
Car pour le chanteur, le 24 juin prend un sens plein de signification. «Je la vois comme étant l’une des plus belles fêtes qu’on connaît, ça développe notre ouverture aux cultures. C’est extrêmement chaleureux, c’est un symbole pacifique, ouvert, digne et fier, mais qui ne représente pas une fierté prétentieuse», admet-il.
C’est donc en compagnie des musiciens de son groupe qui le suivent depuis quelques tranches de vie déjà que l’artiste québécois, actif sur la scène musicale depuis plus de 20 ans, offrira une prestation en interprétant des classiques pigés dans tous ses albums, en plus des chansons tirées de son dernier opus, Le voyage, lancé à l’automne 1999.
Bien qu’il s’agisse d’une première à Toronto, Paul Piché (qui a déjà parcouru une partie de l’Ontario plusieurs années auparavant) restera fidèle à lui-même. «Les gens connaîtront mieux une réalité du Québec. Je vais continuer d’être ce que je suis, et je vais enligner les tounes; je ne suis pas quelqu’un qui parle beaucoup en spectacle.»
Ce souverainiste convaincu transmettra dans ses chansons son message au public de Toronto. «D’un autre côté, je n’ai rien contre le Canada, je suis pro-Canada aussi, mais ça serait mieux pour le pays qu’on soit des voisins autonomes au lieu d’être prisonniers d’une situation qui nous vient de l’histoire ancienne. Le mouvement souverainiste est très ouvert et favorise la différence, la richesse culturelle humaine», affirme-t-il. Paul Piché a ajouté en fin d’entrevue que c’est en défendant sa propre différence qu’on peut mieux défendre celle des autres.
L’artiste se fait également un ardent défenseur de l’environnement, en voulant promouvoir la gestion responsable de l’eau et étant l’un des parrains de l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN).
Ces deux thèmes chers à Paul Piché se refléteront dans les chansons qu’il livrera sur scène du Centre Harbourfront le 24 juin à 21 h.
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