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Le 1er mars 2006
Volume 14 Numéro 8

L’Ontario ne fusionnera pas les conseils scolaires publics et catholiques

Par : Martin Moisan
Editeur : Le Métropolitain

Toronto- Lors de sa visite à l’assemblée générale annuelle de l’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques (AFOCSC) à Ottawa, le ministre de l’Éducation Gerard Kennedy a mis fin au débat sur une éventuelle fusion des conseils scolaires. Alors que l’Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) venait de publier son Livre blanc, qui recommandait l’alliance des réseaux scolaires pour permettre une utilisation plus efficace des ressources, M. Kennedy a arrêté le suspense le 19 février dernier.
Au symposium de l’Association des conseillers des écoles publiques de l’Ontario (ACÉPO) du 3 février dernier à Toronto, le ministre Kennedy montrait déjà ses couleurs. « Je ne veux pas commencer de disputes. Cette question est complexe puisque le droit des personnes est inscrit dans la constitution », avait-il déclaré malgré l’appui des conseillers envers la publication de l’AEFO. D’ailleurs, les conseillers scolaires des écoles publiques ne sont pas surpris de la décision du ministère. « L’ACÉPO comprend que la position du ministre Kennedy reflète celle du gouvernement en place. Pour obtenir des changements dans la gestion scolaire, il faudra que les communautés le demandent », a commenté Ronald Marion, président de l’ACÉPO et du Conseil scolaire public du Centre-Sud-Ouest.
L’AFOCSC accueille avec joie l’appui que renouvelle le ministre face aux quatre systèmes. «L’AFOCSC est heureuse de la décision de M. Kennedy de réitérer sa confiance envers la structure en place. L’association désire travailler en collaboration avec les conseils publics pour viser la rétention et le recrutement de tous ceux ayant droit à une éducation française et qui ne sont pas dans les écoles francophones», commente le directeur général, Robert Gagné.
Pour Paul Taillefer, président de l’AEFO, il n’y a pas lieu d’être déçu puisque la décision du ministre de l’Éducation démontre un respect face aux systèmes tels qu’ils existent dans la province. Il précise que le Livre blanc ne porte pas que sur la fusion des conseils scolaires. Il y a plusieurs aspects abordés dont les droits constitutionnels. Cette publication traite également de l’amélioration de la collaboration entre les conseils et d’équité entre les conseils francophones et anglophones.
Avec cette prise de position, le gouvernement met les pendules à l’heure et chacun sait à quoi s’en tenir pour les prochains mois. Par cette décision, le ministre respecte les droits constitutionnels des catholiques et invite les conseils scolaires à collaborer entre eux.



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