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Le 26 avril 2006
Volume 14 Numéro 16

Un projet ambitieux pour l’Alliance française de Toronto

Par : Nicol Simard
Editeur : Le Métropolitain

Toronto- Derrière chaque édifice de briques, d’acier et de béton, il existe tout un univers composé d’hommes et de femmes qui ont osé rêver. André de Bussy, directeur général de l’Alliance française, a ses propres ambitions. Il espère voir un jour son école du centre-ville torontois devenir beaucoup plus importante. Il aimerait non seulement qu’il y ait davantage de locaux, mais il voudrait aussi l’ajout d’une salle de spectacle et d’un café ou restaurant.
« Depuis trois ans, nous sommes de plus en plus à l’étroit, affirme-t-il. Comme le nombre d’élève augmente continuellement, nous sommes maintenant obligés de louer des salles ailleurs en soirée et le samedi. » L’organisme devra donc, d’ici quelques années, agrandir son édifice car la possibilité de déménager semble impensable compte tenu de son emplacement.
En effet, l’école du 24 Spadina Road est très bien située, juste au nord de la rue Bloor, tout près de l’Université de Toronto. Même s’il n’est pas facile de trouver du stationnement dans cette partie de la ville, l’accès par métro est idéal.
M. de Bussy ajoute qu’il a longtemps cru en l’importance de créer dans la Ville reine « un lieu d’expression culturelle francophone pour que des artistes, des écrivains, des conférenciers et des musiciens puissent s’exprimer ». En attendant, il existe déjà une galerie d’art à l’Alliance française, mais le directeur voudrait faire beaucoup plus. Les changements serviraient en partie à répondre aux besoins immédiats de l’organisme – en faisant ajouter de nouvelles salles de classe et des bureaux administratifs – et répondraient aux besoins culturels tels que perçus.
Un partenariat a donc été établi avec la faculté d’architecture de l’Université de Toronto où 60 étudiants ont passé plusieurs mois à élaborer 30 propositions. Plans, maquettes et croquis sont exposés depuis le 20 avril dans la galerie de l’école de langue pour obtenir l’opinion des élèves, du personnel et des membres.
« En se basant sur leur réaction, nous pourrons aller de l’avant. Nous verrons quels seront les coûts mais je suis persuadé que ce projet est réalisable. Cependant, il nécessitera la mobilisation du conseil d’administration et la création d’un comité de financement. »
Il est encore trop tôt pour savoir combien coûtera la construction ou à quel moment elle sera complétée. Mais là n’est pas le plus important pour l’instant, selon M. de Bussy. « Dans la vie, il faut commencer par des projets avant d’arriver à un produit concret. Nous n’en sommes pas encore rendus là. » Cependant, son rêve risque fort de se concrétiser.



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