Le 18 août 2004
Une oeuvre de Guéganne Doucet accueille les visiteurs à l’Aéroport d’Halifax
Editeur : Le Moniteur Acadien
Photo - On voit ici l’oeuvre exposée à l’Aéroport d’Halifax, accueillant les participants au 3e Congrès mondial acadien.
SHÉDIAC - Phantasme de Guéganne Doucet, artiste de Shédiac, a été choisi pour accueillir les visiteurs venus aux festivités du 400ième anniversaire de l’arrivée des premiers Acadiens et du 3ième Congrès mondial acadien. Plusieurs lui ont demandé pourquoi elle avait choisi une peinture au thème indigène comme oeuvre d'accueil à l'Aéroport d’Halifax, en Nouvelle-Écosse. Elle répond qu’en tant qu'artiste possédant un héritage autochtone, elle a voulu laisser le message que les Mikmaq des provinces ma-ritimes ont joué un rôle fondamental dans la survie de la première colonie de France.
Elle a aussi choisi de peindre cette oeuvre, et spécifiquement dans un style géométrique abstrait, qu’elle a créé personnellement, afin que les résidents et les visiteurs prennent conscience de la grande contribution et de tous les sacrifices des premières nations du Canada lors de l’arrivée des premiers colonisateurs venant de France. Elle dit également que l'Acadie moderne doit être le prolongement de l'Acadie ancienne sans qu'il y ait une rupture ou un quelconque renoncement vis-à-vis les valeurs qui nous sont propres. C'est suivant ce concept qu’elle a entrepris ses recherches artistiques pour la création de ce tableau et elle souhaite que l'esthétique de celui-ci, et le message qui en découle, puissent contribuer d'une manière ou d'une autre, à la reconnaissance de la culture autochtone ainsi que celle de l`Acadie moderne.
Elle pense que les artistes, les écrivains, les penseurs, les créateurs ou réalisateurs aca-diens devraient être plus engagés dans la recherche du bagage culturel des Autochtones et des Acadiens, de manière cultivée, libre, mais suffisamment projetée dans l'avenir dans un langage réfléchi et concret propre à la nature de ces peuples. Elle ajoute que l'indépendance politique autochtone et acadienne doit être garantie par une indépendance culturelle, si nous ne voulons pas que nos vies soient soumises à tous les aléas du monde extérieur.
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